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Les entreprises de génie thermique posent les bases de la qualité
L'Union des entreprises de génie climatique et énergétique de France (UECF-FFB), lors de son assemblée générale 2013, a mis la notion de "qualité" au centre des débats. - © © DR

Les entreprises de génie thermique posent les bases de la qualité

Florent Lacas |  le 23/09/2013  |  EquipementChantiersFrance entièreMarneTechnique

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L'Union des entreprises de génie climatique et énergétique de France (UECF-FFB) tenait son 75ème congrès les 20 et 21 septembre, à Reims. Au centre des débats cette année : la notion de qualité et la crédibilité des signes de qualité. Un débat justifié à quelques mois de la mise en place du principe d'éco-conditionnalité le 1er juillet 2014.

"Comment définir et mettre en valeur la qualité technique", au-délà de l'obtention de signes de qualité, de plus en plus nombreux ? C'est autour de ces questions que les débats se sont organisés, lors du 75ème congrès de l'Union des entreprises de génie climatique et énergétique de France (UECF-FFB). Les professionnels du secteur se retrouvaient les 20 et 21 septembre, à Reims. "La qualité est une notion indispensable dans une conjoncture difficile", a justifié Jean-François Marty, président de l'Union.

L'UECF a proposé à ses adhérents de partir d'une définition de la qualité basée sur un sigle : CIMEG, comme Concevoir, Installer, Mettre en main, Entretenir et Garantir. "Ce qui fait la qualité d'une intervention, c'est le fait de pouvoir réparer les erreurs commises sur chantier", a proposé Gérard Gallier, président de la fédération régionale du bâtiment du Centre. Soigner particulièrement ses prestations est en effet un moyen, pour beaucoup, de se différencier de la concurrence, alors que les labels qualité ne sont pas assez connus du grand public.

"Aujourd'hui, Qualibat ou Qualif'Elec, deux distinctions nécessaires, ne nous permettent pas de nous différencier des autres", a affirmé Gérard Gallier. "Il faudrait faire davantage de marketing autour des marques Qualibat, Qualit'ENR et Qualif'Elec, a appuyé Jacques Chanut, président du conseil des régions de la Fédération française du bâtiment (FFB). Mais pour cela, il faudrait que ces organismes travaillent ensemble et travaillent avec nous." Ce dernier, co-auteur d'un rapport commandé par le Plan Bâtiment durable sur l'obligation de travaux dans les logements (voir notre article), n'a pas manqué de réaffirmer qu'"une telle obligation engendrerait une dégradation de la qualité". Estimant que, dans un tel cas de figure, ce marché serait investi par des opérateurs qui réaliseront les travaux a minima.

Des produits pas assez testés par les fabricants avant leur commercialisation ?

Par ailleurs, quid des petites entreprises, pour qui il est plus difficile de répondre aux exigences de la certification ? D'autant plus que celles qui font l'effort d'obtenir un sigle qualité se retrouvent parfois en mauvaise posture : "Les grands groupes sous-traitent des marchés à des PME moins chères et non certifiées, alors même que ces grands groupes possèdent les certifications, s'est ainsi insurgé un entrepreneur adhérent de l'UECF. J'ai l'exemple personnel d'un grand groupe ayant fait appel à un tuyauteur travaillant à 34 euros de l'heure !"

Toujours autour de la question de la qualité, plusieurs adhérents ont pointé le fait que la transition énergétique impliquait pour eux la pose de nouveaux matériaux, dont ils ne connaissent pas toujours l'efficacité et la solidité. Un adhérent de l'UECF a ainsi estimé que certains nouveaux produits n'étaient pas assez testés par les fabricants. "Le client devient un peu un terrain d'essai", a-t-il ajouté.

Les entreprises de génie climatique s'inquiètent des coûts de formation des salariés

22 811 euros : c'est le coût moyen annuel des recyclages de formation des salariés dans une entreprise de génie climatique employant dix personnes (en comptant la perte de chiffre d'affaires). Ce chiffre est l'un des principaux résultats d'une étude menée par l'Union des entreprises de génie climatique et énergétique de France (UECF-FFB) sur le coût de la formation des salariés. L'organisation professionnelle l'a rendue publique les 20 et 21 septembre, lors de son 75ème congrès à Reims.

Les entreprises de génie thermique, pour pouvoir exercer leur métier, doivent former leurs salariés à une vingtaine de formations obligatoires. Mais aussi afin de bénéficier de marques de qualité ou de certifications telles que Qualit'ENR, Qualibat, etc. "Tout cela n'est-il pas qu'affichage et ouverture de parapluie ?", s'est demandé le président de l'UECF, Jean-François Marty, qui se plaignait déjà du nombre excessif de formations il y a tout juste un an (lire notre article).

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