Aménagement

Les entrepreneurs du paysage vont devoir s’engager

Le 31 janvier, Emanuel Mony a présidé la traditionnelle cérémonie des vœux de début d’année à la presse et aux partenaires de l’Unep. L’occasion aussi de revenir sur les résultats de l’exercice passé et de se projeter sur le suivant.   

« Mi-figue, mi-raisin »… C’est ainsi que nous qualifierons le bilan 2011 des entreprises de paysage présenté par Emmanuel Mony, président de l’Unep*, au cours de la soirée des vœux du principal syndicat de la profession.

« Mi-figue, mi-raisin » d’abord, parce que si le chiffre d’affaires global réalisé par les entrepreneurs du paysage au cours du dernier exercice s’est révélé plutôt positif (+ 3 %), il n’a fait, en réalité, que remettre les pendules à l’heure par rapport à l’année 2010 au cours de laquelle le secteur avait enregistré un solde négatif de – 2,5 %. « Mi-figue, mi-raisin » ensuite, parce que les carnets de commandes sont en baisse continuelle : 108 jours à la fin décembre 2011, contre 120 en 2010, à la même époque de l’année.

Une concurrence déloyale

Sans accuser une inquiétude disproportionnée par rapport à ces chiffres tout de même significatifs démontrant que tout ne va pas pour le mieux dans le secteur, Emmanuel Mony a également profité de l’occasion pour rappeler les dommages causés non seulement par la concurrence qu’il estime déloyale des auto-entrepreneurs, mais aussi par la baisse des prix pratiqués par de nombreuses entreprises « qui ne pourront ensuite s’en prendre qu’à elles-mêmes si le contexte ne s’améliore pas en 2012 ».

Face à ces constats, la riposte de l’Unep s’organise. Le syndicat prévoit ainsi, tout au long de l’année, une série d’actions qui vont s’inscrire dans un plan stratégique de communication et de valorisation du métier. La première d’entre elles a été présentée au cours de cette même soirée. Baptisée « Expert Jardins », il s’agit d’une marque qualitative avec un double objectif : pédagogique et commercial. Elle devra permettre aux maîtres d’ouvrage de choisir des entreprises « de qualité » pour reprendre les termes d’Emmanuel Mony, dont l’identité, le professionnalisme et les engagements auxquels elles auront souscrits** garantiront la qualité du travail, avec une initiative qui mérite d’être soulignée : si tel n’était pas le cas, le client peut faire acte de sa déception, l’Unep se réservant alors, après enquête, de sanctionner la dite entreprise. D’ici 3 ans, l’adhésion à cette marque sera obligatoire pour adhérer au syndicat.

Un colloque européen. Prochaine étape : l’organisation d’un colloque européen, à Paris, le 27 mars, pendant lequel les métropoles engagées dans la démarche « Cités Vertes » feront part de leurs retours d’expériences face auxquels diverses personnalités, dont Érik Orsenna, président du Cercle de réflexion Cité Verte (cf. Paysage Actualités N° 336, février 2011)  auront tout loisir de réagir…







* Union nationale des entrepreneurs du paysage.
** Ces engagements trouvent leurs sources dans une suite de règles professionnelles que l’Unep rédige depuis 2 ans.

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