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Les élèves-ingénieurs imaginent l’éco-métropole du futur
Perspective d’un plan masse d’une île de « Polyv’îles », le projet lauréat proposé par l’équipe de 10 élèves ingénieurs de l’UTC. - © © UTC

Les élèves-ingénieurs imaginent l’éco-métropole du futur

Olivier Baumann |  le 21/06/2012  |  BâtimentInternationalEquipementCommunicationProduits et matériels

La 7ème  édition du prix de l’Ingénierie du futur, organisé par Syntec Ingénierie, et qui avait pour thème « l’éco-métropole du futur », récompense deux projets : celui de l’école des Ponts Paritech, qui se propose de récupérer la lumière du soleil pour la transmettre par fibres optiques à l’intérieur des bâtiments, et celui de l’Université de Technologie de Compiègne, une très utopique cité flottante.

« L’éco-métropole du futur ». C’est sur ce thème vaste et très ouvert que Syntec-Ingénierie a invité étudiants d’écoles d’ingénieurs et d’universités à plancher, dans le cadre du Prix de l’ingénierie du futur 2012, un concours qu’elle organise chaque année.  Les participants devaient concevoir « tout ou partie d’une zone urbaine durable, équitable, agréable à vivre mais aussi productrice de biens, de services, de matières et d’emplois, au sein de laquelle doit être pensée la mixité fonctionnelle  et l’organisation des flux ».

Si la majorité des dix équipes présélectionnées a choisi d’aborder le sujet de manière globale et systémique, certaines ont réduit leur angle d’approche à l’échelle d’un éco-quartier, d’un bâtiment, ou même d’une technologie particulière.

Le palmarès, établi par le jury (composé de représentants des ministères, de sociétés d’ingénierie, d’écoles d’ingénieurs et de journalistes) à l’issue d’une présentation orale de leur projet par les équipes d’étudiants,  a désigné deux équipes lauréates très différentes, tant par leur approche que par l’état d’avancement de leur projet :

Projet ECHY

 par L’Ecole des Ponts ParisTech

L’équipe, constituée de trois élèves-ingénieurs et d’un étudiant en design à l’école Olivier de Serres (1) a présenté un projet ambitieux, actuellement mûri au sein de l’incubateur Descartes (http://incubateur-descartes.com), et qui  devrait faire l’objet d’une création de start-up cette année. Il s’agit d’un système hybride associant un éclairage électrique à un éclairage qui valorise directement la lumière solaire.  Le fonctionnement de ce système, à même de « s’intégrer dans l’éco-métropole du futur », est le suivant : la lumière du soleil, suivie, captée et concentrée par des panneaux de lentilles placés en toiture, est canalisée dans des fibres optiques puis transmise, sans aucune conversion, dans la pièce à éclairer et ce, « en minimisant les pertes dans le transport », comme l’explique l’équipe du projet. Puisque le système ne fonctionne que lorsque le soleil brille (rayonnement direct et non pas diffus), l’éclairage électrique est « utilisé comme complément lorsque l’éclairage naturel n’est plus disponible ».   Le système « revendique en matière d’éclairage une performance quasiment sept fois supérieure au couplage d’un panneau solaire à un éclairage performant ». A noter que des procédés de valorisation directe de la lumière solaire pour l’éclairage existent déjà, mais « demeurent confinés à des marchés confidentiels du fait d’un coût bien trop important ». L’objet de l’entreprise est justement de «  proposer des solutions techniques différentes ainsi que quelques innovations » pour réduire au maximum le coût de récolte et de transport de la lumière solaire.  Le projet peut être consulté sur www.echy.fr

Accéder à la présentation du projet

Projet Polyv’îles

par l’Université de Technologie de Compiègne (UTC)

L’équipe, constituée de dix élèves ingénieurs, s’est tournée vers l’utopie, en développant le concept d’une ville flottante à l’horizon 2050, située au large des côtes françaises de l’Atlantique. « Pourquoi l’eau ? » questionne l’équipe. « Pour une simple raison : limiter la consommation des espaces naturels et agricoles sur le continent. Notre éco-métropole sera formée d’un nombre indéterminé d’îles. Elle sera extensible au fil du temps, puisque par leur conception, il sera aisé d’ajouter d’autres îles ».  La structure des îles, d’un diamètre conséquent (3 km), « profitera des avancées dans le domaine des matériaux composites biodégradables en fin de vie ». Pour assurer son équilibre, « elle sera lestée par des déchets non recyclables compactés ».  Autres détails : tandis que les énergies renouvelables (houlomotrices, marémotrices, hydroliennes, éoliennes,…) assureront l’autonomie de chaque île, les déchets seront triés puis stockés à l’intérieur, avant d’être évacués directement par des barges ; des ponts et un système de transport en commun par sustentation magnétique (les « écobulles ») optimiseront les déplacements ; les quartiers et bâtiments, modulables, eux, seront garants des « mixités architecturale, sociale et fonctionnelle ».

Accéder à la présentation du projet : Support de présentation orale.pdf

(1)  Quentin Martin-Laval, Paul Fourment, Florent Longa, de l’école des Ponts, et Arnaud Perez, de l’école Olivier de Serres.

(2)  Marielle Péaud, Astrid Campion, Solène Bohic, Eurielle Le Moignic, Clémence Raclot, Aude Vincent, Héloïse Fulpin, Justine Paré, Emilie Charruau, Edouard Nicolas, tous étudiants de l’UTC branche « Génie des Systèmes Urbains ».

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