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Les DRH mettent la main à la poche
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Les DRH mettent la main à la poche

Caroline Gitton |  le 09/02/2022  |  Salaires BTPDRHRecrutement BTPRémunérationCoconstruction

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Les politiques de rémunération dans la construction s'annoncent plus dynamiques que l'an passé. Les employeurs veillent notamment à éviter les disparités avec certains nouveaux salariés embauchés à prix d'or.

 

Les budgets salaires du BTP reprennent des couleurs. Après une année 2021 sans audace en raison des crises économique et sanitaire, « les voyants sont au vert, se réjouit Guillaume Beghin, DRH du groupe Legendre. Forts d'un carnet de commandes bien garni, nous démarrons l'année avec confiance. » L'entreprise a ainsi accordé 4 % de revalorisation à ses collaborateurs, contre 2,5 % en 2021. Cette année, les employeurs continueront de choyer leurs éléments clés et de les surveiller comme le lait sur le feu.

« Dans un environnement concurrentiel, à nous de rester compétitifs, en particulier auprès des conducteurs de travaux en début de carrière ainsi que des professionnels en études de prix, profils encore plus rares, illustre Guillaume Beghin. Nos bons résultats devraient, de plus, nous permettre de dégager des enveloppes de participation et d'intéressement en nette augmentation par rapport à l'an dernier. » Même optimisme chez Aurige, ETI de rénovation du patrimoine qui prévoit de dépasser les 200 M€ du chiffre d'affaires 2021 (en hausse de 15 % par rapport à 2019 et de près de 25 % par rapport à 2020). « Le contexte est porteur quels que soient les métiers du groupe et les régions », rapporte Erick Romestaing, son directeur général adjoint.

Le bâtiment en meilleure forme que les TP. L'inflation, sortie à 2,8 % en 2021 selon l'Insee, influe elle aussi sur les niveaux de rémunération. « Notre enveloppe globale d'augmentations avoisinera ainsi les 3 %, chiffre le dirigeant. Elles seront substantielles dans les zones particulièrement tendues comme l'Ile-de-France, pour les jeunes conducteurs de travaux et les responsables de centre de profit. » Autre exemple : Bouygues Construction, qui mise quant à elle sur une croissance de 2,9 % de sa masse salariale (1,2 % en 2021), valorisera notamment les profils de techniciens « fibre », d'opérateurs tunneliers ou encore dans le domaine du développement immobilier. « Sans oublier les conducteurs de travaux confirmés, très recherchés, et nos directeurs grands projets pour qui nous avons d'ailleurs récemment créé une filière dédiée », précise Thomas Sévellec, directeur rémunération, avantages sociaux et systèmes d'information RH.

Les bas salaires ne sont pas oubliés. F ace à l'explosion des prix de l'énergie et à la montée des inquiétudes autour du pouvoir d'achat, le groupe Bouygues avait pris, à l'automne dernier, une mesure exceptionnelle de revalorisation de 2 % des rémunérations inférieures à 2 500 euros bruts mensuels. De quoi prévenir d'éventuelles tensions au sein des équipes. « Ces augmentations concernent un tiers des effectifs de Bouygues Construction en France, ce qui in-clut quasiment tous les compagnons », indique Thomas Sévellec.

Les employeurs qui mènent leurs négociations annuelles obligatoires plus tôt dans l'année n'auront pas forcément pris en compte la hausse des prix. A l'image de Razel-Bec, qui a finalisé les siennes en octobre dernier. « Nous avons calqué notre pourcentage de revalorisation sur l'inflation de 1,6 % qui avait cours au mois de juillet, livre Jérôme Pavillard, son DRH. Cette politique modérée tient également compte des augmentations consenties et de nos efforts pour préserver l'emploi l'an dernier, au plus fort de la crise. Et nos résultats demeurent insatisfaisants, ce dont nos partenaires sociaux sont bien conscients. » Alors que, d'après les prévisions de la FFB, l'activité bâtiment connaîtra en 2022 une hausse de 4,3 % qui permettra « de quasiment renouer avec le niveau d'avant-crise », il en va autrement dans les travaux publics. Si la FNTP ne se risque pas encore à la prospective pour cette année, elle pointe un niveau d'activité cumulé depuis début 2021 qui reste inférieur de 3,2 % à celui de 2019. Razel Bec a ainsi octroyé des augmentations collectives de 1,1 % à la population « ouvriers », tout en donnant, chez les cadres, des signes forts aux plus jeunes et aux collaborateurs à potentiel.

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