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Impact carbone : les derniers arbitrages de la RE 2020 décryptés
Parmi les changements, les seuils d'émission de CO2 ont été rehaussés et le périmètre de calcul étendu pour prendre en compte la phase chantier. - © © Phovoir

Impact carbone : les derniers arbitrages de la RE 2020 décryptés

 Julie Nicolas |  le 26/02/2021  |  RE2020carboneFrance ACVFDES

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Normalisation de l'ACV dynamique, nouveaux seuils d'émissions de CO2 en maison comme en collectif, prise en compte de la phase chantier dans les calculs... Christophe Caresche, président du CSCEE, et Christophe Rodriguez, directeur général adjoint de l'Ifpeb, détaillent les conséquences des arbitrages carbone de la future réglementation environnementale.

Si la présentation des ambitions de la RE 2020 à la presse fin novembre 2020 avait déclenché un véritable tollé puis une passe d’arme entre les membres du Conseil supérieur de la construction et de l’efficacité énergétique (CSCEE), la dernière présentation  du projet   témoigne de la prise en compte par le gouvernement des demandes des professionnels de la construction.

Ils ont été entendus sur la date d’entrée en application du texte désormais décalée au 1er janvier 2022. De façon générale, pour Christophe Rodriguez, directeur général adjoint de l’Institut français pour la performance du bâtiment (Ifpeb), « les ambitions ont été conservées avec des aménagements et des ajustements pragmatiques ».

L’ACV dynamique est conservée et sera normalisée en parallèle

Ainsi, la méthode de calcul de l’empreinte carbone des matériaux, l’ACV dynamique, a été maintenue. En parallèle de sa mise en application dans la RE 2020, la France s’engage à porter la démarche au niveau du Comité européen de normalisation afin d’obtenir une norme spécifique sur l’ACV dynamique.

Lors d’un entretien réalisé en novembre 2020, Emmanuel Acchiardi, sous-directeur de la qualité et du développement durable dans la construction au sein de la Direction de l’habitat de l’urbanisme et du paysage (DHUP) rappelait au Moniteur.fr que la norme ISO 14067:2018 relative à l’empreinte carbone laisse bien la possibilité d’ajouter un calcul qui prenne en compte l’effet du stockage temporaire. « Elle indique que l’effet du décalage dans le temps doit être enregistré séparément dans le rapport d’étude et que la méthode doit être expliquée. Son annexe E.3 précise même que « le présent document permet également un calcul supplémentaire qui reconnaît l’impact du stockage du carbone biogénique dans les produits dû à l’effet du décalage dans le temps ».

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Commentaires

Impact carbone : les derniers arbitrages de la RE 2020 décryptés

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UTF

03/03/2021 09h:49

Concernant la normalisation de l'ACV dynamique, il me semble que l'on peut dire, à la vue de sa citation, qu'Emmanuel Acchiardi sache bien lire les normes. Néanmoins, je trouve ça étonnant qu'il oublie de citer la suite du paragraphe concerné "[...] Ces calculs ne relèvent pas de la quantification de l’ECP (Empreinte Carbone du Produit) ou de l’ECP partielle, mais ils peuvent être consignés séparément dans le rapport d'étude d'ECP". En gros, ça veut dire "d'accord pour calcul le bénéfice lié au stockage temporaire du carbone, mais ce stockage ne doit pas être déclaré dans l'empreinte carbone du produit". Contrairement, donc, à ce qui est fait dans la RE2020. On peut d'ailleurs ajouter que la plupart FDES des produits bois actuellement disponible dans la base INIES respecté ce principe dicté par la norme 14067 : l'empreinte carbone est déclarée sans le bénéfice au stockage, et le bénéfice au stockage est une information additionnelle détaillée dans un autre § de la FDES. Enfin, une norme est un document avec un minium de rigueur scientifique. Donc vouloir éditer une norme avec une méthode de calcul "simplifiée" (pour reprendre le terme du dossier de presse) ne parait tout bonnement fantaisiste.

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