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Les démolitions moins bien financées

Barbara Kiraly |  le 12/02/2016  |  ArchitectureAménagementVal-d'Oise

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Anru 2 -

Toujours pas de chantiers en vue dans les 450 quartiers Anru du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU). Selon le ministre de la Ville Patrick Kanner, cela s’expliquerait par le perfectionnisme des « équipes de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine [Anru], qui veulent des dossiers de qualité ». Dans les faits, la mise en œuvre de certains chantiers pourrait être plombée par les modalités de financement des démolitions. Un problème de taille, puisque, toujours selon le ministre de la Ville, les premières opérations lancées dans les quartiers pourraient justement être des démolitions.

Prise en charge à 80 % contre 100 %.

« Dans certains cas, les aides de l’Anru permettent de mener à bien le projet. Dans d’autres, elles sont insuffisantes, en particulier lorsqu’il s’agit d’opérations de démolition. Les organismes HLM doivent parfois investir des fonds propres pour financer ces travaux », murmure-t-on à l’Union sociale pour l’habitat (USH). Or, les bailleurs sociaux risquent de ne pas vouloir investir leur propre trésorerie dans ces opérations pour la consacrer aux chantiers de rénovation ou de construction. « Il ne faudrait pas que ces problèmes de financement deviennent un frein à la décision ou à l’ambition de ces projets », s’inquiète notre source. Lors de l’Anru 1, l’agence finançait le coût technique des démolitions à 100 %. Mais depuis l’Anru 2, « la prise en charge a évolué, indique Nicolas Grivel, directeur général de l’agence publique. Nous voulions trouver le bon niveau de financement sans générer d’effet d’aubaine. » Désormais, les subventions couvrent 70 à 80 % du coût des opérations.

Averti de ces difficultés, François Pupponi, président de l’Anru et député-maire (PS) de Sarcelles (Val-d’Oise), s’est montré ouvert à la discussion : « Les équipes de l’Anru vont analyser les dossiers présentés pour mener une expertise technique. Si la règle doit évoluer, elle évoluera, à condition de démontrer cette nécessité concrètement, dossier par dossier. »

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PHOTO - 888396.BR.jpg - © Julien Jaulin / hanslucas

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