Vie de l'entreprise

Les défaillances d’entreprises vont se poursuivre

Malgré une baisse ponctuelle des statistiques de 8,9% au mois de mai, le nombre de défaillances d’entreprises jugées en France a augmenté sur douze mois et devrait continuer de croître, a indiqué l’Insee jeudi 30 octobre.
Le nombre de défaillances d’entreprises jugées en France a baissé en mai par rapport au mois d’avril, pour atteindre 3.631, mais il a augmenté de 5,8% sur trois mois, et est en nette hausse (+8,9%) sur douze mois. Il s’est élevé à 45.045 contre 41.371 sur les 12 mois précédents, précise l’Institut national de la statistique.
« Il ne faut pas accorder une importance économique trop forte à cette baisse du mois de mai », imputable à des effets statistiques, a expliqué Jean-Marc Béguin, directeur des statistiques d’entreprises à l’Insee. Ces chiffres sont corrigés en tenant compte des variations saisonnières, et du nombre de jours ouvrables, précise l’Institut. Ainsi, le nombre de défaillances d’entreprises jugées en juin dernier pourrait « augmenter à nouveau » et « croître encore » quand seront connu les chiffres de l’été, a-t-il averti.
Sur douze mois, l’augmentation des défaillances est « significative » dans la construction (+22,1%) et elles continuent également de se succéder dans les secteurs de l’immobilier (+24,2%) et des services aux particuliers (+11,1%, avec un pic à +11,2% pour les hôtels, cafés et restaurants).
Une étude réalisée plus tôt en octobre par la société Altares avait indiqué que les défaillances d’entreprises ont augmenté de 17% au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent avec 11.407 procédures, un niveau jamais atteint depuis onze ans, et touchent désormais aussi les grandes entreprises. L’assureur crédit Coface avait pour sa part dévoilé mardi 28 octobre une hausse des impayés des entreprises, qui ont bondi de 125% au troisième trimestre et devraient atteindre un pic en décembre ou janvier. Cet indicateur reflète plus fidèlement la situation économique que les défaillances d’entreprises, selon la Coface.

Adrien Pouthier avec AFP

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