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Les concessionnaires d'autoroutes justifient le montant des péages

Defawe Philippe |  le 20/02/2008  |  France SanefCollectivités locales

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L'Etat et les concessionnaires d'autoroutes se sont défendus, mercredi devant les députés, après les critiques virulentes dont ils ont fait l'objet dans le dernier rapport de la Cour des comptes qui fustigeait notamment le niveau des péages.

La Cour des comptes estime que le système de fixation des péages, et leurs prix, est "illogique et incohérent", incompréhensible pour l'usager, et a perduré "longtemps sous le regard bienveillant de l'Etat", a rappelé Christian Descheemaeker, président de la 7e chambre de la Cour des comptes, devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale.
Mais cela est "inhérent" au système "tel qu'il a été conçu" avant même la privatisation des autoroutes en 2006, s'est défendu Patrice Parisé, directeur général des routes au ministère de l'Ecologie, qui encadre et valide tous les ans les augmentations tarifaires.
Toutefois, "il est exact que les liens se distendent entre ce que paye l'usager" et les coûts pour l'entreprise, ce qui constitue l'une des principales critiques de la Cour des comptes, a-t-il reconnu, admettant aussi des "insuffisances" dans les contrats Etat-entreprises.
"Nous allons mettre en oeuvre les recommandations de la Cour" sur la "transparence", a ajouté M. Parisé, citant la publication des tarifs au kilomètre ou un rapport annuel sur les évolutions de prix.
Ces tarifs reflètent "le coût du réseau" entier et non pas seulement de la portion empruntée par l'usager, ainsi que le "service rendu au client", a argumenté Philippe-Emmanuel Daussy, PDG d'Escota (Estérel, Côte-d'Azur, Provence, Alpes).
Etablissant un parallèle avec la SNCF, il a lancé : "La question du coût au kilomètre entre le TGV et le Corail ne se pose plus".
Pour Henri Stouff, président des Autoroutes du sud de la France (ASF) et de l'Association professionnelles autoroutes et ouvrages routiers, "il n'y a pas un euro d'augmentation qui ne soit justifié par un calcul extrêmement précis" garantissant l'équilibre financier des concessions.
Si les règles venaient à changer, "on peut se demander si on trouvera encore des investisseurs", a-t-il prévenu.
Henri Jannet, directeur général de Sanef (est et nord), a estimé que sur Paris-Lille, en "augmentant les péages, nous facilitons le report sur le TGV".
Francis Amand, de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a quant à lui jugé ce rapport "par certains aspects trop sévère" et "même trompeur" dans le lien qu'il suggère entre la hausse des tarifs et la privatisation des autoroutes.
Patrice Parisé a rejeté cette idée, faisant valoir que le système avait été fixé avant la privatisation. M. Descheemaeker a toutefois souligné que son rapport ne faisait pas ce lien mais que c'était la presse qui l'avait établi.
Quant à la possibilité de limiter la hausse des péages, M. Parisé l'a jugée "souhaitable" mais difficile à mettre en place sans contreparties.
©AFP

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