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Les chemins de Paul Andreu, jusqu’à la Grand’Croix du Mérite
L'architecte et ingénieur Paul Andreu a été fait Grand'Croix dans l'Ordre national du Mérite, le 13 janvier, lors d'une cérémonie au Sénat. - © © Marie-Douce Albert/Le Moniteur

Les chemins de Paul Andreu, jusqu’à la Grand’Croix du Mérite

le 14/01/2016  |  ArchitectureConception réalisation

Le 13 janvier, l’architecte et ingénieur a été fait Grand’Croix dans l’Ordre national du Mérite. Lors de la cérémonie, organisée au Sénat, Jean-Pierre Raffarin a salué en lui « un honnête homme du XXIe siècle ».

L’épingle avait cassé. A la poitrine de Paul Andreu, il fut alors épique, pour Jean-Pierre Raffarin, d’agrafer la plaque de vermeil de la Grand’Croix dans l’Ordre national du Mérite, lors de la cérémonie organisée le 13 janvier au soir, au Sénat. Le sénateur et ancien Premier ministre venait d’affirmer l’importance, non pas de tant de la fibule que du symbole que représentent les décorations : « elles nous permettent de savoir ce qui est exemplaire. De ce qui est important dans notre République. » Jean-Pierre Raffarin a alors fait part de « l’immense respect » qu’il avait pour son filleul, en empruntant nombre de références à la Chine, où Paul Andreu a tant construit qu’il s’y sent comme dans son second pays.

« Un proverbe dit que ceux qui souhaitent bien connaître la Chine doivent se garder de prendre une partie pour un tout, a lancé Jean-Pierre Raffarin. Il en va de même pour Paul Andreu. » Et le parrain de rappeler les multiples talents, tant de bâtisseur que d’artiste d’un homme qui n’est pas seulement architecte et polytechnicien mais aussi écrivain et peintre. Jean-Pierre Raffarin a aussi convoqué Confucius « qui signalait trois vices qui sont interdits à l’honnête homme : l’orgueil, l’exagération, l’ostentation. Alors je peux vous dire que Paul Andreu est un honnête homme du XIXsiècle ».

« Le parcours d’un pèlerin »

Le sénateur a encore évoqué le caractère « nomade » d’un homme qui a beaucoup construit à travers le monde et dont le « parcours est celui d’un pèlerin ». « Vous cheminez, vous avancez et menez un travail mais sans avoir l’ambition de l’achever. Vous laissez au vent, à la pluie, au temps, le soin de faire cela », a-t-il estimé. Et c’est justement de ses « chemins » que l’architecte, ceint du bleu moiré du Mérite, le second ordre national après la Légion d’Honneur à distinguer les citoyens français, a choisi à son tour de parler

Tout en tenant dans ses mains la grande étoile dorée, symbole du plus haut grade dans cet ordre, Paul Andreu a rappelé que « tout compte fait, rien d’autre n’est important pour moi : le développement du chemin. Son début et sa fin ne sont que des détails. Son but : une erreur le plus souvent, l’expérience le montre. Le Tao l’affirme. Tout est dans sa trace. Sa trace dans laquelle se lit le destin, faite de hasards reconnus, de rencontres acceptées, d’erreurs assumées.» Devant un parterre rassemblant sa famille, ses confrères, ses maîtres d’ouvrage ou ses compagnons de l’académie des Beaux-Arts, d’anciens ministres et des représentants des ambassades de Chine et du Japon, l’architecte a retracé cette route qui l’a mené de Bordeaux, où il est né le 10 juillet 1938, à partout ou presque dans le monde.

« L'humeur océanique »

Il a aussi admis qu’en matière de parcours « la ligne droite n’est pas mon fort » Ni d’ailleurs en matière d’architecture pour ce créateur qui a d’abord fait de l’aéroport de Roissy-I un cercle, puis de l’Opéra de Pékin, une gigantesque coupole ou de l’Oriental Art Center de Shanghai une fleur à cinq pétales. Mais il en aurait fallu bien davantage  sans doute pour cerner un style Andreu – d’ailleurs il n’y en pas de vraiment défini – ou le caractère de l’homme, même s’il a admis en public ses doutes nombreux et son « humeur océanique ». Quant à la décoration  dont il a « accepté sans hypocrisie l’honneur », Paul Andreu a finalement réussi à l’accrocher.

Epique épinglage que la remise des insignes de Grand'Croix du Mérite, le 13 janvier au soir, au Sénat.
Epique épinglage que la remise des insignes de Grand'Croix du Mérite par Jean-Pierre Raffarin, le 13 janvier au soir, au Sénat. - © © Marie-Douce Albert/Le Moniteur

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