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Les charpentes industrielles bois ont réussi l’essai de la table vibrante
Toiture sur table vibrante - © PROJET SISBAT

Les charpentes industrielles bois ont réussi l’essai de la table vibrante

le 28/02/2014  |  sisbatSecond œuvreBoisRisques naturelsRéglementation

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Depuis le début de l’année 2014, les règles parasismiques françaises ont changé. Désormais seul l’Eurocode 8 est applicable dans l’Hexagone. L’objectif du projet Sisbat qui s’achève en ce moment était justement de mieux évaluer la vulnérabilité des charpentes industrielles en bois en maisons individuelles par rapport au risque sismique.

Le changement de réglementation, en particulier le nouveau zonage sismique, a pour principale conséquence de concerner beaucoup plus de communes qu’auparavant. Désormais 25 % des communes sont concernées, contre 14 % auparavant.

Afin de mieux appréhender la vulnérabilité sismique des charpentes industrielles en bois intégrées aux maisons individuelles, ces éléments ont été testés dans le cadre du programme de recherche Sisbat, financé dans le cadre du programme ANR Risk Nat 2008. Le projet concernait les combles habitables et les combles perdus à deux pans avec leur système de contreventement et d’antiflambement. Le projet, qui réunit 15 partenaires (1), a permis de tester des maquettes de charpente de 6 x 6 m sur murs maçonnés et murs en bois.

Les essais ont porté sur les charpentes industrielles en bois et la maison individuelle dans son ensemble avec des murs maçonnés et des murs porteurs en bois. Soumises à une accélération de 0,3?g sur table vibrante, les maquettes n’ont subi aucun effondrement de charpente, ni chute de tuiles. En cas de rupture des clous, un simple reclouage suffit à rendre la structure apte à supporter un nouveau séisme.

Les essais ont montré que les zones dissipatives de la toiture se situent dans les pointes (les clous), qui fixent les systèmes de stabilisation perpendiculaires au plan des fermettes. La redondance des clous est le gage de leur fiabilité?: «?Même si certains cassent, les autres reprennent les efforts?», précise Carole Faye, du FCBA, coordinatrice du programme. Enfin, à l’échelle de la maison, l’ensemble supporte le séisme, «?à condition que toutes les parties du bâtiment soient autostables?», précise l’ingénieur. Les tests ont aussi permis de valider la fiabilité de l’outil de modélisation.

La prochaine étape consistera à faire valider la démarche en vue de son intégration dans les règles de calcul sismique.

(1)   Les partenaires du projet :

Le FCBA, le CSTB, le CEA, le BRGM, le CTMNC, les laboratoires universitaires 3SR (Grenoble), le LaMI (Grenoble), le Leme (Nanterre-La Défense), l’université japonaise de Shizuoka et les professionnels SCIBO, Miitek, Simpson Strong Tie et Imerys.

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