Les carrières, une manne pour les archéologues

T.B. |  le 17/04/2013  |  PatrimoineFrance entièreParis

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Les recherches préventives effectuées lors d’ouvertures ou d’agrandissements de carrières mettent souvent en lumière le patrimoine archéologique du pays. Si l’Union  nationale des producteurs de granulats s’en félicite, elle milite aussi pour ne pas supporter seule les coûts afférents.

Novembre 2012. Un squelette entier de mammouth laineux, baptisé Helmut, est découvert dans une carrière proche de Paris. «L’évènement est rarissime», s’enthousiasme Jean Paul Jacob, président de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). En effet, seuls trois spécimens ont été exhumés en France. Cette découverte met en lumière le rôle joué par l’industrie des carrières dans la mise en valeur du patrimoine archéologique. « Bravo aux carriers !», lance Jean-Paul Jacob, le 17 avril, devant des membres du «club des aménageurs», réunis à la Galerie de la Paléontologie, à Paris. «L’ouverture d’une carrière est souvent synonyme de jackpot pour nous même si ça l’est un peu moins pour vous », ironise le président de l’Inrap. Et pour cause. Si d’un côté l’Union nationale des producteurs de granulats (UNPG) assure être très attachée à «l’amélioration de la connaissance archéologique», elle met aussi en avant «la difficulté à concilier l’activité des carrières avec l’étude des sites archéologiques, et de réunir les financements nécessaires à la réalisation des diagnostiques prescrites».

Réforme de la redevance d’archéologie préventive

Les industriels jouent en effet à la roulette russe lorsqu’ils décident de l’ouverture d’une nouvelle carrière. «Des résultats du diagnostic archéologique peuvent dépendre la viabilité économique du site, explique Nicolas Vuillier, président de l’UNPG. Si des fouilles sont décidées, cela coûte très cher. C’est pour cela que nous militons pour faire évoluer le financement des recherches archéologiques.» Aujourd’hui, la profession contribue largement au financement du système en acquittant une partie de la redevance d’archéologie préventive d’un côté, et en supportant les fouilles à sa charge de l’autre. Et l’UNPG n’a bénéficié qu’une seule fois du Fonds national d’archéologie préventive (FNAP). « Nous attendons beaucoup de la récente réforme du financement de l’archéologie préventive, détaille Nicolas Vuillier. Nous aimerions aussi bénéficier d’un cofinancement systématique du FNAP.» L’UNPG met en avant le fait que l’archéologie préventive reste considérée comme un risque par les exploitants d’un secteur dont 68% des entreprises emploient moins de 10% salariés. «Si les coûts de l’archéologie préventive sont trop élevés, le carrier renoncera à l’exploitation, et alors il n’y aura pas de fouilles du tout», argue le président. Il aurait été dommage de ne pas exhumer Helmut le Mammouth.

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