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Les canalisations d'eau en C-PVC freinent le développement du « biofilm »
PHOTO - 269031.HR.jpg - © photoS : GIRPI

Les canalisations d'eau en C-PVC freinent le développement du « biofilm »

le 08/01/2010  |  SantéEnergieTechniqueBâtimentEnvironnement

Sommaire du dossier

  1. Surveillance des légionelles dans certains ERP
  2. Plomberie : Nouvelle version du DTU 60.1
  3. Légionelles et eaux sanitaires : quels matériaux pour quels traitements ?
  4. Prévention des risques sanitaires Hôpitaux : les nouvelles exigences techniques
  5. Lutte contre les légionelles : les matériaux de synthèse adaptés à l’hôpital
  6. Maîtriser les risques bactériologiques, Jacques Naitychia, gestionnaire des risques liés à l’eau sanitaire à la direction du patrimoine et de la logistique à l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris
  7. Référentiel d’inspection des mesures de prévention des risques liés aux légionelles dans les établissements de santé
  8. Prévention du risque lié aux légionelles dans les établissements sociaux et médico-sociaux d’hébergement pour personnes âgées
  9. Surveillance des légionelles dans les installations de production, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire
  10. Installations fixes destinées au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d’habitation, des locaux de travail ou des locaux recevant du public
  11. Installations fixes destinées au chauffage et à l’alimentation en eau chaude sanitaire des bâtiments d’habitation, des locaux de travail ou des locaux recevant du public
  12. RÉGLEMENTATION RESEAUX La chasse à la bactérie est ouverte
  13. Pays de la Loire La FFB lance une formation sur la qualité des eaux dans les réseaux intérieurs
  14. Eau chaude sanitaire Comment éviter les légionelles
  15. Quand des plombiers se forment à la qualité des eaux…
  16. Légionelles : le CSTB possède son pilote d’études
  17. Parlement européen : la corrosion à l’origine de la rénovation
  18. Dax : les curistes à l’eau pasteurisée
  19. TENDANCES EAU CHAUDE SANITAIRE A bon réseau, traitement efficace
  20. Les canalisations d'eau en C-PVC freinent le développement du « biofilm »
  21. CUIVRE Effet bactéricide confirmé
  22. SÉCURITÉ Une lumière qui détruit les légionelles
  23. Le collège de la Légion d’honneur protégé des légionelles
  24. Tepeecal­: s’imposer par l’innovation
  25. Légionellose Les centrales nucléaires peuvent mieux faire
  26. Quand la légionella est là…
  27. Remplacer des tours de rafraîchis sement­: pas de solution parfaite
  28. Légionelles et tours aéroréfrigérantes : une affaire de méthode
  29. LEGIONELLOSE Contrôle renforcé des tours aéroréfrigérantes
sécurité sanitaire -

La face interne des canalisations constitue un terrain fertile pour nombre de bactéries potentiellement pathogènes. Pour les éradiquer, le choix du matériau se révèle souvent un casse-tête.

Quoi de commun entre la « légionnella pneumophila » et la « pseudomonas aeruginosa » ? Toutes deux sont de redoutables bactéries, la première ayant tendance à se développer dans les réseaux d'eau chaude (entre 25 °C et 45 °C) alors que la seconde, à l'origine de 10 à 20 % des maladies nosocomiales, préfère pour sa part l'eau un peu fraîche. Mais dans un cas comme dans l'autre, ces micro-organismes sont au nombre de ceux que l'on retrouve dans le « biofilm » des réseaux intérieurs, autrement dit la matière vivante qui se fixe et prospère au sein des canalisations. Quoique d'épaisseur infime, ce dépôt bactérien est devenu un véritable enjeu de santé publique en France, pays le plus touché d'Europe en matière de légionellose si l'on se réfère au nombre de cas recensés (plus de 1 200 cas en 2008).

Compatible avec les traitements thermiques et chimiques

« La réglementation et la responsabilisation des acteurs vis-à-vis de ces problèmes tendent à se renforcer », souligne Alexandre Potier, ingénieur chez le fabricant de conduites Girpi. Pour cet industriel, une bonne partie de la solution à mettre en œuvre pour endiguer le phénomène est à chercher du côté des matériaux. Il promeut pour sa part le C-PVC (polychlorure de vinyle surchloré), un thermoplastique caractérisé par une température de fusion plus élevée que celle du simple PVC. Le premier avantage qui en découle est la possibilité de transporter l'eau à plus de 80 °C, température au-delà de laquelle le PVC s'effondre quant à lui complètement en terme de tenue mécanique. Du coup, avec le C-PVC, les traitements curatifs tels que le choc thermique à plus de 70 °C préconisé par le docteur Fabien Squinazi, directeur du laboratoire d'hygiène de la Ville de Paris, deviennent réalisables sans difficulté particulière.
Ce même médecin pointe par ailleurs l'étonnante capacité du C-PVC à freiner la croissance microbienne. Selon des tests BPP (Biomass Production Potential) menés par le Centre de recherche, d'expertise et de contrôle des eaux de Paris (Crecep), ce plastique enregistre en moyenne, sur 16 semaines et à 30 °C, une production de biomasse 2,4 plus faible que celle constatée sur le cuivre ou le polybutène, et au minimum 36 fois plus faible que celle observée avec l'Inox 304 ou le polypropylène.
En dehors du verre, seul l'Inox 316 se montre plus performant à 30 °C, mais cet alliage devient en revanche 3,5 fois moins bon dès 50 °C. S'il ne peut complètement empêcher la formation du biofilm, le C-PVC la freine donc plus fortement que la plupart des matériaux concurrents. Un atout de taille, d'autant qu'il s'avère aussi compatible avec les traitements chimiques (choc chloré ou chloration continue) et qu'il résiste bien à la corrosion (contrairement au cuivre) et à l'entartrage, deux phénomènes connus pour aggraver le développement du biofilm. Développée au sein d'une gamme baptisée System'O, l'offre C-PVC de Girpi se décline en produits destinés à l'eau chaude (HTA) et en produits destinés à l'eau froide sanitaire (HTA-F). Pour éviter tout risque de confusion sur le chantier, ces deux déclinaisons sont parfaitement différenciées par les coloris (photo de gauche). L'offre comprend également des raccords et un polymère de soudure, tous couverts par un Avis technique.
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Quatre recommandations de bon sens

Pour ce qui concerne les établissements recevant du public (ERP), les circulaires DGS n° 98/771 du 31 décembre 1998 et DGS n° 2002/273 du 2 mai 2002 recommandent la mise en œuvre de certaines « bonnes pratiques » et moyens de prévention de nature à limiter la prolifération des légionelles :
- assurer un entretien régulier des réseaux ;
- assurer une bonne circulation, lutter contre l'entartrage et la corrosion, maintenir l'eau à haute température ;
- procéder à une analyse de l'eau au minimum une fois par an ;
- formaliser les procédures et mettre en place un carnet sanitaire.

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