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Les bons tuyaux de Pont-à-Mousson

Laurent Miguet |  le 12/09/1997  |  Meurthe-et-MoselleFrance EnvironnementTravailBéton

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-L'eau et l'assainissement, moteurs de l'investissement. -Loisirs et patrimoine montent en puissance. -Une nouvelle zone industrielle de 55 ha.

La capitale mondiale de la fonte ductile (18 000 habitants) consacre une part importante de ses capacités d'investissement à l'eau potable et à l'assainissement. Dans ce dernier domaine, le programme 1993-1998, doté de 180 millions de francs par le syndicat Cycle d'eau, maître d'ouvrage, ainsi que le département de Meurthe-et-Moselle et l'agence de l'eau Rhin-Meuse, connaît une accélération cette année. L'achèvement de la pose du collecteur principal, ajoutée à la mise en chantier de la station d'épuration (Step) de 25 millions de francs pour une capacité de 15 000 équivalent habitants, explique l'enveloppe de 53 millions de francs d'investissement budgétisée cette année par le syndicat. Les cofinanceurs du programme 1998-2002 se sont déjà fixés pour objectif une nouvelle extension de la Step, qui assainirait alors les effluents de 32 000 équivalent habitants.

Capitale de la fonte... et du béton haute performance

France Assainissement (filiale de Degrémont), spécialiste des Step moyennes, livrera la première tranche à la fin de l'année prochaine à la Cise, fermier du syndicat. Peu enclin à mettre tous ses oeufs dans le même tuyau, ce dernier joue de la concurrence entre les deux industriels de l'assainissement implantés dans l'agglomération : « Outre les fonderies de Pont-à-Mousson, nous avons la chance d'accueillir le bétonnier Bona, entre les communes de Vandières et Pagny », rappelle André Pott, président de Cycle d'eau et adjoint au maire de Pont-à-Mousson délégué aux travaux et à l'urbanisme. Bona garantit pendant dix ans la pose de ses tuyaux en béton haute performance, protégés par un brevet. « Pour les transferts sous pression, nous privilégions néanmoins la fonte », tempère André Pott.

La ville de Pont-à-Mousson profitera de la pose de la canalisation d'assainissement qui drainera les effluents de la rive gauche vers la rive droite, par le pont du nord de l'agglomération, pour poser parallèlement les tuyaux qui alimenteront l'est de la ville en eau potable. En aval, le programme, qui mobilise 5,5 millions de francs cette année, comprend la construction d'un réservoir de 2 000 m3 à Montauville. L'opération s'accompagne de l'abandon des actuels supresseurs. Elle entraînera une augmentation du pompage des eaux d'exhaures de l'ancienne mine de Saizerais : « L'accélération du brassage, à l'intérieur de ce réservoir de 8 millions de mètres cubes, améliore la qualité de l'eau, déjà conforme aux normes européennes », explique Jean-Jacques Funke, directeur général des services techniques.

Par l'intermédiaire de la Cise, Pont-à-Mousson fait profiter les communes voisines de cette ressource précieuse, compte tenu de la salinité de la Moselle et des pollutions suscitées par l'ennoyage en cours des anciennes mines de fer de Lormines.

Pont-à-Mousson veut son troisième pont

En complément de ces investissements lourds, mais peu visibles, Pont-à-Mousson multiplie les projets susceptibles de renforcer l'attractivité que lui confère sa position centrale entre Nancy et Metz.

Le musée municipal ouvrira en 1998 après 7 millions de travaux de réhabilitation de l'ancien hôtel de la monnaie (bâtiment Renaissance de 620 m2 sur trois niveaux) : un projet de François Noël, déjà concepteur de la médiathèque de Pont-à-Mousson, et Noël Tenet.

Une salle de spectacles d'environ 10 millions de francs devrait figurer au programme d'investissement de l'an prochain. La ville veut créer une zone de loisirs et un port de plaisance au bord de la Moselle. Au centre ville, qui s'enrichira cette année de 250 places de stationnements, la restauration de la halle couverte (3 millions), par le cabinet local Acanthe, rendra son cachet à un cousin lorrain du pavillon Baltard. Enfin, le district, fort de 26 000 habitants après trois récentes adhésions, a lancé des études sur l'intégration d'équipements ludiques dans sa piscine.

La prise de compétence de cette collectivité dans le domaine du développement économique donne de nouvelles armes à l'agglomération, au moment où le syndicat mixte pour la réalisation de zones industrielles en Meurthe-et-Moselle aménage, en bordure d'autoroute, les 55 ha de la zone industrielle d'Atton. Annoncée pour 1998 par le département, la mise en service d'une liaison entre le nord de l'agglomération et l'échangeur autoroutier de Lesmenils va dans le même sens.

Pourtant, des besoins d'infrastructures se profilent : « Avec près de 20 000 véhicules par jour, la ville a atteint les seuils qui avaient précédé l'ouverture du pont, dans les années 80 », indique André Pott. La création du troisième pont figurera au centre des préoccupations des élus, dans le cadre de la relance de la dynamique de la métropole lorraine Nancy-Metz, validée par le dernier comité interministériel d'aménagement du territoire.

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La restauration de la halle, sous maîtrise d'oeuvre du cabinet Acanthe, rendra son cachet à un cousin lorrain du pavillon Baltard.

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