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Les bailleurs sociaux soucieux de la qualité de l’air intérieur des logements
Le Toit Angevin est l’une des Entreprises sociales de l’habitat les plus impliquées dans la qualité de l’air intérieur des logements. - © © ar'vision

Les bailleurs sociaux soucieux de la qualité de l’air intérieur des logements

ISABELLE DUFFAURE-GALLAIS |  le 17/02/2012  |  ImmobilierTechniqueBâtimentLogement social

Avec Vigeo, société de notation en responsabilité sociale des entreprises, des entreprises sociales de l’habitat s’engagent à assurer la qualité de l’air dans les logements de leur parc. Les plus avancés en sont encore aux prémices de la démarche.

Dans le cadre de leur démarche de responsabilité sociale d’entreprise (RSE), une quarantaine de bailleurs sociaux ont été accompagnés par Vigeo, cabinet de notation extra-financière. Celui-ci  a élaboré, avec la fédération nationale des entreprises sociales de l’habitat (FNESH) et des associations de locataires, un référentiel d’évaluation RSE spécifique adapté au secteur du logement social. Vigeo a intégré dans ce référentiel construit à partir de la norme ISO 26000 une nouvelle exigence liée à la qualité de l’air intérieur des logements, qui constitue ainsi l’un des 19 objectifs RSE du référentiel « logement social ».

Quatre objectifs

« Sur cet enjeu, Vigeo attend des bailleurs du logement social qu’ils s’engagent sur quatre objectifs », explique Pierre Fanuel, auditeur-conseil :
? éviter d’introduire des polluants dans les logements,
? assurer l’efficacité de leur élimination par la ventilation,
? informer avec pédagogie les occupants des comportements adaptés,
? assurer une mesure quantitative des concentrations polluantes de façon à adapter le dimensionnement des efforts de réduction/élimination et les préconisations à l’attention des occupants.

« Cela requiert notamment de la part des bailleurs un travail sur les achats, afin de choisir les matériaux et produits entrants en fonction de leur concentration en polluants visés », observe Pierre Fanuel. Et même si l’étiquette environnementale s’impose depuis le 1er janvier 2012 à un certain nombre de produits, il s’attend à ce qu’un effort de R&D soit encore nécessaire pour certains matériaux.

Autre tâche pour les bailleurs : vérifier l’efficacité des systèmes d’aération sur l’ensemble de leur parc.  « L’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI) a en effet montré dans une étude de 2009 que les performances du parc français sont inégales », rappelle Vigeo.
Les services d’entretien des organismes de logement social devront également mesurer les évolutions des concentrations de polluants lors des rénovations (mises en peinture,…) et des mises en service en général, de façon à préconiser des mesures d’aération spécifiques aux semaines qui suivent, en particulier pour les personnes fragiles.

Enfin, les services locatifs et accession devront instaurer un dialogue avec les occupants portant sur les polluants qui ont été évités par le bailleur, ceux qui peuvent être apportés par le locataire, et sur les mesures d’aération quotidiennes à mettre en œuvre pour éliminer les polluants tout en limitant les déperditions énergétiques.

Quatre bailleurs pionniers

Quatre bailleurs sociaux se montrent particulièrement pionniers en matière de qualité de l’air intérieur et ont engagé avec Vigeo un travail plus approfondi pour valider leur méthode :  La Nantaise d’Habitations, Sarthe Habitat, Le Toit Angevin et Val de Loire. Francis Stephan, directeur général de ces deux dernières sociétés, est convaincu que la qualité de l’air est un axe aussi important que la performance énergétique. C’est même un enjeu de santé publique. « La clé est la prise de mesures des polluants dans les logements  », note Francis Stéphan. Avec l’aide de l’Université d’Angers et de ses spécialistes « risques en santé de l’environnement bâti », il est en train de définir un cahier des charges des mesures à effectuer. Cinq sites tests seront mesurés et, en fonction de la convergence ou pas des résultats, le dispositif pourra être déployé sur d’autres opérations. « Nous tâtonnons, avoue le bailleur social. Toute la méthode est à construire. » Il attend un retour de cette première évaluation pour la fin 2012, afin de définir des orientations opérationnelles et estimer les coûts.

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