Entreprises de BTP

Les artisans plâtriers cherchent à se remobiliser

Un jour, un métier. Suite aux rencontres de la construction de la Capeb, le Moniteur-Expert vous livre les coulisses des journées d’études de chaque Union nationale artisanale. Aujourd’hui, les métiers du plâtre.



Daniel Parent, président de l’Union nationale artisanale métiers et techniques du plâtre le reconnaît lui-même : « Les métiers du plâtre sont en difficulté ». Confrontés aux manques d’effectifs, à la concurrence déloyale, ou la reconnaissance de leur métier, les plâtriers ont besoin de se remobiliser.
Une enquête menée auprès des responsables départementaux a fait ressortir une grande disparité des sections professionnelles sur l’ensemble du territoire. Environ un tiers des départements demeurent encore sans représentation départementale et seulement un tiers s’appuie sur des sections plâtrerie. Pour le reste, l’activité des entreprises est très diversifiée et les sections sont dédiées à plusieurs corps de métiers (peinture-plâtrerie ou maconnerie-carrelage-plâtrerie).
Malgré les efforts des élus locaux, ce manque de dynamisme concoure à la morosité ambiante. A cela s’ajoute les inquiétudes de certains adhérents de voir débarquer les plâtriers et plaquistes en provenance de Pologne ou de Turquie. Face à la concurrence déloyale déjà observée dans le sud-est de la France, les plâtriers semblent dépourvus.
La reconnaissance des métiers du plâtre suscite par ailleurs beaucoup de discussions. L’absence de certains gros industriels du plâtre comme Knauff ou Lafarge lors de la dernière édition de Batimat a été assez mal perçue par les adhérents. Une rencontre avec le Syndicat national des industriels du plâtre (SNIP) a toutefois laissé entrevoir la possible de création d’un village du plâtre à l’occasion du prochain salon.
En attendant la FFB, la Capeb et le CSTB sont en train d’élaborer un calepin de chantier relatif à la mise en œuvre des plaques de plâtre. Destinés au personnel d’exécution, le document qui résume en schémas les règles de l’art devrait être diffusé auprès des adhérents d’ici la fin de l’année. Autre chantier : la révision du DTU 25.41 relatif aux ouvrages en plaques de parement en plâtre. Les travaux en cours n’annoncent toutefois aucune révolution mais simplement une mise à jour des techniques.
Enfin, les plâtriers entendent bien se défendre face aux autres corps de métier sur les questions du « Qui fait quoi ? » et « Qui doit quoi ? ». Les journées de la construction ont permis de rappeler à tous les adhérents qu’ils disposent d’un certain nombre d’outils « protecteurs » comme les normes DTU ou la norme NF P 03-001, « véritable juge de paix en cas de contestation ».
Frédéric Siret

Retrouvez demain le compte rendu de l’UNA peinture-vitrerie-revêtement

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