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Les artisans et le BIM : « Pas besoin de travailler sur l’Opéra Bastille pour s’y mettre ! »

Mots clés : Artisanat - Logiciels - Outils d'aide - Manifestations culturelles - Métier de la construction - Salles d'audition, de conférences, de réunion, spectacles ou à usages multiples

Pierre Mas est artisan plombier-chauffagiste à Ramonville-Sainte-Agne (Haute-Garonne), 12 salariés. Il travaille déjà en BIM, et milite pour que les artisans s’y intéressent davantage.

« J’ai créé mon entreprise en 1989 et si je me suis intéressé à la maquette 3D, c’est parce que j’aime la précision. En matière de chauffage, j’ai besoin du volume des pièces et de la surface des murs pour lesquels la 2D ne suffit pas. Travaillant à 95 % en rénovation, j’aime réaliser mes études et maîtriser mes projets. A l’époque du Grenelle, tout le monde surdimensionnait les chaudières en rénovation et, avec moi, les particuliers avaient peur d’avoir froid quand je leur proposais, après une étude thermique, une chaudière adaptée à leurs besoins ! J’ai entendu parler de la démarche BIM il y a 3 ans. Elle peut être utile à tous les corps d’état en rénovation et il ne faut pas attendre l’Opéra bastille pour s’y mettre ! Chacun doit comprendre que le passage au BIM appelle de  la formation et de l’apprentissage pour se mettre qà visualiser en 3D via Revit ou Sketchup. Savoir utiliser n’est pas la finalité car nous sommes avant tout des artisans. Il s’agit d’implanter des radiateurs, de positionner des tuyaux, de coloriser des murs avec l’emplacement de papiers peints. Or, ces outils permettent d’être très proches de la réalité. Je ne pousse pas mes collègues à investir dans du matériel 3D mais ils y viendront, pour ne pas être de simples exécutants comme avec les fichiers IFC, mais pour  réaliser des études thermiques. Je montre les chantiers scannérisés avec différents angles de vue à mes salariés et ils peuvent repérer les décalages de murs ou les retombées de poutres.  C’est la vraie vie ! Pour avancer, les développeurs doivent inventer de nouvelles formules, rendre les logiciels plus ergonomiques et beaucoup moins onéreux, par exemple, en proposant un tarif par projet ».

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