Entreprises de BTP

Les artisans du bâtiment, en colère, vont manifester le 18 janvier

Mots clés : Artisanat - Entreprise du BTP - Gouvernement

Estimant n’avoir aucun signe positif du gouvernement, après les nombreuses alertes faites sur la situation intenable actuelle pour la majorité des entreprises artisanales, la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), a décidé d’agir. Une grande manifestation en régions et à Paris sera organisée le 18 janvier.

Ras le bol ! C’est l’état d’esprit aujourd’hui de la Capeb et de son président Patrick Liébus qui attendent en vain des signes encourageants du gouvernement à la fois sur la situation des entreprises artisanales  et sur les marchés du logement et de la construction. Rien ne va plus, déplore Patrick Liébus, « les carnets de commandes sont vides,  les chantiers se raréfient,  les trésoreries sont à leur niveau le plus bas, les banques rechignent à nous prêter de l’argent. Et, comme si ça ne suffisait pas : 202 000 artisans – travailleurs indépendants – sont exclus du Crédit d’impôt compétitivité emploi, – les récentes mesures budgétaires pour 2013 alourdissent nos charges  et  après une première hausse de la TVA à 7 %, on nous promet une nouvelle hausse à 10 %… ».

La Capeb estime avoir fait preuve de beaucoup de patience, de diplomatie et de pédagogie.  En vain. « Nous ne comptons plus les rendez-vous avec les parlementaires et les suppliques adressées à nos ministres… Mais comme rien n’y fait, l’heure est désormais à l’action », explique un président de la Capeb excédé, qui attend toujours la réforme du régime des auto-entrepreneurs promise par le Gouvernement.

Face à des demandes restées sans réponse,  le conseil d’administration de la Capeb a donc décidé d’organiser une journée d’action le vendredi 18 janvier 2013. Elle appelle tous les artisans du bâtiment à se mobiliser le 18 janvier, en région et à Paris et de porter haut et fort les revendications, parmi lesquelles l’annulation du projet de hausse de la TVA sur les activités de rénovation des logements,  la suppression du régime des auto-entrepreneurs pour le secteur du bâtiment,  l’application effective du principe « mêmes droits, mêmes devoirs pour tous ! » et  la présentation rapide du plan gouvernemental pour rénover 500 000 logements par an et en construire le même nombre.

Et Patrick Liébus de conclure : « Il y a urgence, l’artisanat du bâtiment est en danger ! »

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