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Les artisans à la reconquête de leur trésorerie

Laurent Duguet |  le 06/10/2017  |  EntreprisesArtisansBouches-du-RhôneGirondeHaute-Savoie

Les artisans relèvent la tête, mais leur trésorerie est fragile. Le financement est au centre de leurs préoccupations.

Tout va bien, donc tout va mal. C'est ce que traverse actuellement la trésorerie des entreprises du bâtiment. « La reprise est indéniable, l'activité plus soutenue et, malgré des prix serrés, la productivité s'améliore, notamment en raison de l'absence de nouvelles embauches. » Le constat de Claude Lavisse, président du directoire de BTP Banque (groupe Crédit coopératif), rompt avec des années où il n'était question que de dégradation du secteur.

Investissements bas

Pourtant, si les bonnes nouvelles se confirment mois après mois, un nuage inquiétant plane encore. « Nous observons une stabilité de la trésorerie des petites entreprises du secteur depuis deux ans, mais cela s'explique par un recul de l'endettement et des investissements, s'inquiète Yves Marmont, président de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA). Si l'outil de travail n'est plus assez compétitif pour faire face aux nouvelles commandes qui arrivent, l'entreprise s'expose à de réelles difficultés. » Après la mise à mal de leur trésorerie depuis 2008, après avoir parfois licencié tout en reportant des investissements nécessaires, les petites entreprises voient leur carnet de commandes s'étoffer, sans disposer d'une réelle visibilité. « L'activité retrouve des couleurs, mais les prix ne remontent pas et ne permettent pas de consolider les niveaux de marge, tempère Claude La-visse. Les effectifs sont mieux adaptés et la rentabilité marque une inflexion positive, mais le besoin en fonds de roulement (BFR) s'est accru, ce qui peut poser des problèmes. » Les besoins moyens de trésorerie dans le BTP restent importants, supérieurs à 20 000 € et supérieurs de 4 000 € par rapport à janvier 2017. La situation s'explique. « Lorsque le chiffre d'affaires remonte, l'entrepreneur dépense toujours avant de gagner, rappelle Amélia Oliveira, consultante en stratégie financière auprès des entreprises du BTP à Bâti'Sphère. Or, un chiffre d'affaires qui s'accroît de 100 % engendre un BFR de 20 %, et beaucoup de dirigeants ne sont pas conscients qu'il va falloir dépenser encore plus alors que la banque ne suit pas forcément. »

L'activité retrouve des couleurs, mais les prix ne remontent pas. Claude Lavisse, président du directoire de BTP Banque

Mauvais payeurs et meilleure [...]

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