En direct

Les Architectes des Bâtiments de France affichent leurs «ambitions urbaines»
Lyon, colline de Fourvière - © © CC

Les Architectes des Bâtiments de France affichent leurs «ambitions urbaines»

Aline Gillette |  le 22/10/2012  |  ArchitecturePatrimoineCultureInternationalHaute-Loire

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Profession
Architecture
Patrimoine
Culture
International
Haute-Loire
Puy-de-Dôme
Bouches-du-Rhône
Rhône
Europe
Professionnels
Valider

Lors de leur colloque quadriennal, les 18 et 19 octobre à Lyon, les Architectes des Bâtiments de France (ABF) ont insisté sur l’importance des politiques culturelles et patrimoniales dans les projets urbains. Culture, patrimoine et projets de territoire ont ainsi été invités, au même titre que l’architecture, aux deux jours de débats, animés par le critique d’architecture François Chaslin.

Apprécier des vers de René Char en introduction à une table-ronde, écouter un élève Architecte-Urbaniste de l’Etat déclamer avec ardeur la déontologie de son futur métier ... Bienvenue, vous êtes au colloque de l’association nationale des ABF! Tous les quatre ans, ces derniers débattent de la production architecturale et urbaine, tout en réaffirmant leur rôle. Fusionnés en 1993 avec les Urbanistes de l’Etat (UE) pour former le corps des Architectes-Urbanistes de l’Etat (AUE), ils ont pour triple champ de compétence de «contrôler les espaces protégés, de promouvoir la qualité architecturale et urbaine et de conserver le patrimoine». Une mission qui appelle naturellement au thème de cette année: la place des politiques culturelles et patrimoniales dans la construction des projets urbains, intitulée plus simplement «Ambitions urbaines».

Le choix de  Nathalie Mezureux, ABF et organisatrice du colloque, a été de présenter une multitude d’opérations, plus ou moins récentes, en appui aux débats. Parmi celles-ci, l’exemple désormais bien connu d’IBA-Emscher Park , reconversion du patrimoine industriel et création d’une dynamique territoriale par la culture dans la Ruhr, a été copieusement applaudi. Plus discrets, certains projets comme le musée Courbet, livré en 2011 à Ornans, illustrent l’insertion d’une architecture contemporaine dans un secteur patrimonial, afin de «créer une culture vivante » et de «redonner une identité au territoire», précise sa conceptrice Christine Edeikins (Atelier 2/3/4/). D’autres encore, comme la restructuration de l’hôtel de ville de Marseille affichent leur ambition urbaine: «En s’appuyant sur la topographie, le nouvel hôtel de ville articule les morceaux disparates de la ville, et offre enfin une table de rassemblement à de multiples acteurs», déclare l’architecte Franck Hammoutène.

La culture, levier pour des territoires en crise ?


Côté théorie et tendances, l’intervention du philosophe Sébastien Marot sur le destin des territoires en décroissance, et l’effet levier de la culture et de l’identité patrimoniale pour leur essor, tombe à point nommé. Certains projets de territoire à faible coût, comme «la mise en réseaux de villes» (Issoire, Brioude et Saint-Flour autour du sport, du tourisme, de l’environnement ; l'opération transfrontalière «Septentrion» entre la France, les Pays-Bas et la Belgique), présentés par Michel Astier,  directeur du CAUE du Puy-de-Dôme, laissent présager des économies d’échelles pertinentes, en temps de vache maigre.

Entre et autour des débats, la mayonnaise prend, parfois monte. Certains fustigent l’incompétence des élus, la complexité des cadres d’actions, d’autres glissent des manifestes : «Nous exhortons la distinction imposée entre patrimoine et architecture. Il faut réconcilier ces pôles en une seule et même architecture de qualité, respectueuse des formes de toutes les époques ! », lance un ABF. Frédéric Auclair, président de l’ANABF, a plus calmement appelé à «une poursuite de la décentralisation et à un dialogue approfondi avec les services de l’Etat», avec des propositions à porter en ce sens auprès de la ministre Marylise Lebranchu.

En clôture, les ABF ont été invités à visiter l’aménagement en cours des rives du Saône (11 km de promenade mêlant aménagement paysager et interventions artistiques). Un bon exemple d’ambitions urbaines, mais à condition d’en avoir les moyens (le budget est d’environ 82 millions d’euros, soit deux fois plus que pour l'aménagement de 5 km de berges du Rhône).

Commentaires

Les Architectes des Bâtiments de France affichent leurs «ambitions urbaines»

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Dictionnaire de la maîtrise d’ouvrage publique et privée

Dictionnaire de la maîtrise d’ouvrage publique et privée

Date de parution : 06/2019

Voir

AUTODESK REVIT pour les bureaux d'études Fluide

AUTODESK REVIT pour les bureaux d'études Fluide

Date de parution : 06/2019

Voir

Permis de construire et autorisations d'urbanisme

Permis de construire et autorisations d'urbanisme

Date de parution : 06/2019

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur