Logement

Les acteurs néoaquitains du logement social réagissent à la loi Elan

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Logement social

Le jour de la présentation de projet de loi Elan en Conseil des ministres, les acteurs du logement social de la Nouvelle-Aquitaine ont débattu à Bordeaux des perspectives que dessine la future loi. Bonne volonté et quelques craintes structurent la profession.

Qu’ils soient élus, présidents d’union régionale HLM ou directeurs d’observatoires du logement social (OLS), plus de 140 acteurs ont répondu à l’invitation de Muriel Boulmier, présidente de l’ Association régionale des organismes sociaux pour l’habitat en Aquitaine (Arosha) et présidente de l’Union régionale HLM en Nouvelle-Aquitaine. «Le logement social est interrogé sur son ADN. Désormais, il faudra échanger avec d’autres acteurs du logement, ce dont nous ne sommes pas familiers.»

S’interrogeant sur les perspectives de la loi Elan, les acteurs répondent massivement présent: «nous luttons contre la fracture territoriale, contre l’opposition entre métropoles attractives et territoires délaissés et cela nous mène parfois loin du logement social, parce qu’il faut évoquer la mobilité et l’emploi en même temps». D’où les questions basiques qui émergent des premiers débats: comment adapter la réglementation aux réalités territoriales: «la vente de logement HLM prévue par le projet de loi Elan doit s’adapter à la demande locale, pas être encadrée de manière rigide». Le consensus se dégage sur le nécessaire élargissement du rôle des organismes auprès des collectivités, associant à la production de logement l’aménagement urbain, la construction d’équipements publics et le développement de services. La profession salue les nouveaux moyens d’action, comme le plan «action cœur de ville» bénéficiant de l’aide de la Caisse des dépôts sur les centres anciens. Mais confirme sa volonté de s’adapter à une demande locale: «chaque collectivité peut fixer dans son programme local de l’habitat (PLH) ses propres orientations qualitatives et quantitatives». Demande qu’il conviendrait de coordonner au niveau régional: «les politiques de l’habitat doivent s’inscrire dans une stratégie régionale intégrée dans un schéma d’aménagement du territoire».

 

Les territoires ruraux ont des besoins qu’il faut écouter

 

Quelques interrogations ont cependant cristallisé les inquiétudes de la profession. Selion Jean-Louis Costes, maire de Fumel (Lot-et-Garonne), «les territoires ruraux ont, eux aussi, besoin de logement social, pas de gros besoin de construction, mais surtout de rénovation, de résorption d’habitat insalubre, de requalification des centres villes. La planification, les schémas ne sont que des filtres techniques et financiers. On en a fait tellement, donc je me méfie. Je ne suis pas sûr que la future loi entende les besoins des territoires ruraux». D’autres acteurs se sont interrogés sur le regroupement des offices, qui pourrait donner des moyens mais éloigner les centres de décision des besoins spécifiques des petites communes.

Pour Daniel Ridoret, vice-président de la Fédération régionale du bâtiment, la loi va dans le sens de la reprise d’activité du bâtiment, qui, rappelle-t-il, est essentiellement «locale et non décentralisable». Et Muriel Boulmier de conclure qu’il faut «adapter le logement aux besoins de la population et donc que la loi doit prenne en compte les spécificités des territoires.»

 

 

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