Les accidents graves dans le collimateur du nouveau plan Santé au travail

La feuille de route « santé au travail » du gouvernement pour les quatre prochaines années fait de la lutte contre les accidents graves et mortels un axe prioritaire et transversal. Dans sa ligne de mire, le risque de chutes et le risque routier.

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  Les accidents graves dans le collimateur du nouveau plan Santé au travail
Le quatrième plan Santé au travail cible en particulier les jeunes, les nouveaux embauchés, les salariés détachés ou encore les travailleurs intérimaires, plus vulnérables face au risque d'accidents graves et mortels.

Une prévention renforcée des accidents du travail graves et mortels. C’est la priorité du quatrième plan « santé au travail », présenté le 14 décembre au Conseil national d’orientation des conditions de travail (Cnoct) par Laurent Pietraszewski, secrétaire d’État chargé des retraites et de la santé au travail. Cette feuille de route pour la période 2021-2025 a été élaborée par l’État, les partenaires sociaux, la Sécurité sociale et tous les organismes de prévention dans le droit fil de la loi du 2 août 2021 renforçant la prévention de la santé au travail.


Attention aux jeunes, aux nouveaux embauchés et aux intérimaires

Pour lutter contre les accidents graves et mortels, objectif qui irrigue le document, le plan cible les publics les plus touchés : les jeunes et les nouveaux embauchés. Il mise ainsi sur l’intégration de messages clés de prévention dans les formations initiales.

Pointant le facteur de risque que représente une faible ancienneté dans l’entreprise, le texte insiste en outre sur la nécessité de sensibiliser les tuteurs, maîtres d’apprentissage ou supérieurs hiérarchiques, ainsi que de favoriser le développement de parcours d’intégration pour les nouveaux arrivés. Par exemple en délivrant une formation pratique à l’intéressé avant sa prise de poste. Le gouvernement invite les branches à se mobiliser pleinement sur ce sujet « pour promouvoir les initiatives positives des entreprises et les enrichir et proposer des solutions adaptées à travers le dialogue social ».

Autres professionnels vulnérables : les travailleurs intérimaires, détachés ou indépendants. S’agissant des salariés détachés, le plan table sur le développement « d’actions visant à prendre en compte leur situation particulière, par exemple en mettant à leur disposition des outils adaptés traduits dans leur langue sur leurs droits et les consignes de prévention des risques ».


Haro sur le risque de chutes et le risque routier

Le plan s’attaque avant tout aux risques professionnels à l’origine du plus grand nombre d’accidents graves et mortels : les chutes de hauteur et de plain-pied, ainsi que le risque routier. Concernant les premières, le but est d’améliorer la connaissance du risque sur la base d’une analyse de l’accidentologie plus fine et partagée. « Les efforts devront être concentrés sur les métiers à risque (couvreurs, charpentier, étancheurs, cordistes…). »

Pour renforcer la sécurité sur les chantiers, il s’agit d’agir le plus en amont possible auprès des maîtres d’ouvrage et des coordonnateurs SPS via des formations, sensibilisations, promotions de bonne pratique… « L’exigence de prévention doit être intégrée par ces intervenants à chaque étape du projet et du chantier », prescrit le texte.

Le plan prévoit donc également de renforcer la démarche en faveur d’une meilleure connaissance du risque routier initiée par la précédente feuille de route « santé au travail », en lien avec les branches professionnelles. « Les données par secteur devront encore être précisées », et « les catégories de travailleurs les plus exposés devront être prises en compte ».

Le plan fait aussi la part belle au passeport de prévention créé par la loi du 2 août 2021. « Ce nouvel outil doit servir de support pour intégrer davantage la formation en sécurité à la formation au métier lui-même et à la valoriser dans le parcours des travailleurs. » La feuille de route gouvernementale prévoit également, entre autres, des axes en faveur d’un renforcement de la prévention de la désinsertion professionnelle, mais aussi d’un meilleur accompagnement des entreprises et des salariés dans la lutte contre les risques psychosociaux, dont l’importance a été mise en lumière par la crise sanitaire.

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