Entreprises de BTP

Lente reprise de l’immobilier de bureaux francilien en 2005

La reprise sur le marché de l’immobilier de bureaux en Ile-de-France devrait se faire assez lentement au cours de l’année 2005, selon les études du cabinet Keops (Conseil en immobilier d’entreprise), filiale du crédit Foncier (groupe Caisse d’Epargne).
« Nous avons probablement dépassé le point bas du cycle, mais l’immobilier d’entreprise repart de façon très molle. Le redémarrage devrait être assez lent », a déclaré vendredi le président de Keops entreprises, Barthélémy Raynaud, lors d’une conférence de presse.
En 2004, le volume de transaction demande placée (location) a atteint 1,96 million de mètres carrés (+ 18% par rapport à 2003), et Keops prévoit de 2 à 2,1 millions de m2 en 2005.
Pour l’année écoulée, la demande placée a fortement progressé à Paris (+25%), les Hauts-de-Seine (+30%), et surtout les Yvelines (+110%). Elle est en retrait en Essonne, Val-d’Oise, Seine-et-Marne et Seine-Saint-Denis, selon Keops.
Actuellement, 2,91 millions de m2 sont immédiatement disponibles, soit un taux de vacance de 6,1%.
« Nous constatons également un accroissement des contrastes géographiques en Ile-de-France. Depuis plus d’un an, on ne peut plus parler d’un seul marché, il y a trop de différences » selon les zones géographiques, a précisé M. Raynaud.
Ainsi, alors que Keops considère les zones Vincennes-Créteil (Val-de-Marne), Ivry-Gentilly (Val-de-Marne), Paris comme faisant partie d’un marché équilibré, avec des délais théoriques d’écoulement inférieurs à 20 mois et des taux de vacances de moins de 6%, des communes comme Evry et Massy (Essonne), Antony (Hauts de Seine), Saclay et Courtaboeuf (Essonne) ont des délais théoriques d’écoulement de 90 à 110 mois et des taux de vacance compris entre 9 et plus de 14%.
Les loyers moyens sont à la hausse pour les immeubles de première main et à la baisse pour ceux de seconde main, « et la tendance devrait se poursuivre en 2005 », selon Alain Roy, responsable du service études et statistiques de Keops entreprises.
Les stocks ont diminué pour les immeubles neufs et restructurés en 2004, tandis qu’ils ont augmenté en 2004 pour les immeubles de seconde main, et la tendance devrait se poursuivre, selon M. Roy.

Concernant l’évolution de l’immobilier d’entreprise en France, « un peu plus de 12 milliards d’euros ont été investis en 2004, volume équivalent à celui de 2001 », relève le cabinet. Le volume devrait se situer enre 10,5 et 11,5 mds EUR en 2005.
En 2004, environ 87% de la somme a été placée en Ile-de-France, dont 16% dans Paris QCA (quartier centre d’affaires) et 19% à la Défense (Hauts-de-Seine). Les vendeurs sont principalement des investisseurs (en hausse en 2004), puis des promoteurs (en hausse) et des vendeurs (en baisse).
Autre fait notable pour Keops, les Américains ont plus vendu qu’acheté pour la première fois cette année.
Les Allemands achètent de plus en plus, même si leur part relative est en retrait, et les Français restent les premiers investisseurs, relève enfin Keops.

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