Transport et infrastructures

Le viaduc de la Scie bientôt relié au reste du monde

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier - Ouvrage d'art - Réseau routier

Du nouveau pour le viaduc de la Scie: le chantier de prolongement de la RN27 (Rouen-Dieppe) en Seine-Maritime devrait enfin reprendre. Cela permettra à l’ouvrage, achevé depuis 2015, d’être enfin connecté au réseau routier.

Le viaduc en arc et ses 500 mètres qui enjambent la vallée de la Scie à 35 mètres de hauteur va-t-il enfin être utile ? Dernier maillon du prolongement de la 2×2 voies sur l’itinéraire Rouen-Dieppe (60 kilomètres), il attend depuis 2015 d’être relié au réseau routier. Les automobilistes peuvent l’admirer en traversant la commune de Manéhouville, à 13 kilomètres de Dieppe, mais ils ne peuvent pas l’emprunter.

 

Notification du marché prévue début 2018

 

Le chantier de prolongement de la RN27 devrait reprendre, sur les 7,5 kilomètres qui séparent Manéhouville et Gruchet-sur-Arques, à 5,5 kilomètres de Dieppe. Dans un courrier adressé au député de Seine-Maritime Sébastien Jumel, la préfète de Normandie, Fabienne Buccio, a indiqué que la «notification du marché pour la réalisation des travaux de terrassements généraux, des chaussées et de l’assainissement» interviendrait début 2018.

 

Risque de caducité du marché

 

Dans un communiqué intitulé «RN 27, le bout du tunnel pour le viaduc de la Scie et le chantier jusqu’à Gruchet», le député communiste, ancien maire de Dieppe, attribue l’arrêt des travaux depuis deux ans et demi à «l’absence de programmation de crédits d’Etat pour ce programme». Le député, qui dit s’être «bagarré» pour obtenir le redémarrage du programme, avait rencontré Edouard Philippe fin octobre sur ce dossier, faisant valoir «un risque réel de caducité du marché si la notification au groupement attributaire n’intervenait pas début 2018». Cela aurait entraîné un «retour à la case départ» avec obligation de relancer un nouveau marché, explique le député. «L’entreprise attributaire du chantier est l’entreprise Lhotellier de Blangy-sur-Bresle» a confié le député au Moniteur. Une information que l’entreprise ne confirme pas.

 

Ecarté des priorités

 

Pourquoi un tel retard ? « Les recours juridiques étaient purgés depuis 2015» assure Sébastien Jumel, ajoutant que le chantier dieppois a sans doute été écarté de la liste des priorités de l’Etat. «Les crédits étaient bien inscrits au contrat de plan Etat-région mais cela restait théorique car le marché ne pouvait être notifié tant que l’Etat n’avait pas lancé les crédits de paiement avec les autorisations de paiement» ajoute Sébastien Jumel.

 

La moitié de la solution

 

Si Sebastien Jumel dit aussi sa satisfaction de voir le redémarrage du chantier sur 7 kilomètres, il estime cependant qu’il ne constitue que «la moitié de la solution». L’élu va désormais se battre pour mettre autour de la table l’Etat, la région, le département et les communes concernées pour que soit réalisée la mise à 2×2 voies jusqu’à Dieppe, dernier tronçon de l’itinéraire Rouen-Dieppe sur 5 kilomètres. «On ne peut rester au milieu du gué pour le désenclavement de Dieppe».

 

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