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Le tribunal défend l'ingénierie collaborative
Le bâtiment conçu par l’Atelier Marc Barani reposera sur un grand socle de béton de 14 m de haut, aux teintes ocre. - © RSI STUDIO / MARC BARANI ARCHITECTES

Le tribunal défend l'ingénierie collaborative

Paul Boinet |  le 21/09/2018  |  Bouches-du-RhôneBétonGros œuvreERPIngénierie

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Aix-en-Provence -

Au mois d'octobre, Fayat Bâtiment attaquera les travaux de gros œuvre du nouveau tribunal de grande instance (TGI) d'Aix-en-Provence. Ce lancement est attendu avec impatience par les professionnels de justice installés depuis près de dix ans dans deux préfabriqués distants de 3 km. Un inconfort qui tranche avec l'élégance du futur TGI, écrin en béton sur six niveaux dessiné par Marc Barani. Lauréat du marché de maîtrise d'œuvre en 2012, l'architecte niçois aura dû patienter cinq ans avant de voir la chancellerie débloquer le financement du projet. Après l'attribution des marchés de travaux à un groupement piloté par le groupe Fayat en février dernier, l'Agence publique pour l'immobilier de la justice (Apij) donnait, cinq mois plus tard, le top départ au chantier de terrassement.

Six mois de check-up. Les maîtres d'œuvre et les entreprises ont fait l'expérience d'un nouveau type de marché d'ingénierie, mis en pratique depuis trois ans sur les chantiers de tribunaux par l'Apij. « Nous consultons les entreprises sur la base de l'avant-projet définitif avec deux tranches, une ferme et une conditionnelle. La première est une phase d'études collaboratives entre tous les acteurs », explique Philippe Eloi, directeur de programme à l'Apij. L'objectif de cette phase, d'une durée de six mois, est de permettre à l'entreprise de prendre connaissance de l'ensemble des études de conception détaillées de l'architecte. « Nous vérifions que le projet correspond bien au devis et qu'il respectera les délais annoncés. Une fois que tout est calé, nous passons à la tranche conditionnelle et signons l'ordre de service », poursuit-il. Un dernier check-up d'autant plus utile que, dans le cas présent, le permis de construire date de 2012, avant la généralisation du BIM.

Ce semestre de réglage a permis d'éprouver les éléments constructifs. « Le bâtiment reposera sur un grand socle de béton de 14 m de haut. On a réalisé un prototype afin de tester les teintes ocre du coffrage en béton “ banché planchettes ” voulu par l'architecte », indique Tony Balt, directeur de travaux chez Fayat. Il a permis de découvrir que le coulage du socle en une seule fois posait problème. A la demande de l'entreprise, un joint a été ajouté dans le coffrage intérieur. Cette phase de test présente un énorme avantage : elle permet au maître d'ouvrage de traiter les écarts en amont et non en phase chantier. Une précaution de nature à éviter les avenants. Voire les contentieux…

Maîtrise d'ouvrage : Apij. Maîtrise d'œuvre : Atelier Marc Barani (mandataire), Technip TPS, Mazet & Associés, Jean-Paul Lamoureux, Quadrim, Franck Boutté Consultants. Entreprises : Fayat Bâtiment, Ineo, Axima, Cogeci, Altia, Etamine. SP : 9 116 m2. Coût des travaux : 30 M€ TTC. Calendrier du chantier : octobre 2018-fin 2020.

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