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Le tramway de Nice emprunte la voie souterraine
PHOTO - 13882_843365_k2_k1_1982892.jpg - © VILLE DE NICE

Le tramway de Nice emprunte la voie souterraine

Emmanuelle Picaud |  le 06/07/2018  |  TransportsChantiersAlpes-MaritimesInfrastructuresOuvrage d'art

Tunnel -

Réalisation de gares enterrées et sauvegarde d'une façade classée sont au programme.

Avec la construction de sa nouvelle ligne de tramway, qui reliera l'aéroport Nice-Côte d'Azur au port Lympia, la capitale azuréenne voit grand. Ce projet comprend 11,3 km de tracé, dont 3,2 km de partie souterraine. Les trois premiers kilomètres du parcours souterrain ont été creusés par un tunnelier à pression de boue, le reste étant creusé en tranchée couverte. Quelque 1 800 anneaux ont été nécessaires à la réalisation du tunnel, soit à peu près 14 400 voussoirs. Pour ce tunnel, il a fallu réaliser plus de 450 sondages, 6 750 m de forages et évacuer 200 000 m3 de déblais par bateau. Catherine, le tunnelier, a achevé son travail à la mi-octobre 2017.

Désormais, les équipes du chantier débutent les terrassements des quatre gares souterraines. Celles-ci ont été conçues sur trois niveaux : un premier, le moins profond, avec la salle des billets, un second avec une mezzanine et un troisième avec le quai d'accès au tramway. Parmi les gares souterraines, la réalisation de la station Garibaldi, longue de 85 m, large de 20 m et profonde de 21 m, nécessite d'évacuer 35 000 m3 de déblais. « Nous n'avons pas pu utiliser de parois moulées en forme de T, car nous n'avions pas assez de place. Nous avons donc réalisé des parois simples, ce qui rend la structure moins stable, et nous a obligés à poser des buttons métalliques tous les deux mètres », expliquent Frédéric Martin, directeur projet, et Pierre-Jean Leblevennec, ingénieur travaux chez Bouygues TP. Il a fallu installer un autre dispositif de butonnage au niveau du tunnel et bétonner celui-ci provisoirement sur les deux tiers avec 3 000 m3 de béton auto-plaçant. « Nous avons déjà extrait la majorité des déblais. Quand cela sera fini, nous rouvrirons le tunnel », précisent les ingénieurs.

Risque d'effet « barrage ». Les 200 derniers mètres qui parviennent jusqu'au port, vont donc être creusés avec une tranchée couverte, la distance entre la surface et la partie haute du tunnel étant trop peu importante pour utiliser un tunnelier. Sur ce tronçon, 11 500 m3 de déblais vont être excavés. « Nous nous heurtons à deux difficultés : la première est liée au contexte géologique, car les sols sont très variables ; la deuxième à la nappe phréatique, car il y a un risque d'effet “barrage”, qui peut empêcher l'eau de passer », explique Sébastien Tricaud, chef de projet génie civil chez Egis Tunnels.

Le flux d'alimentation de la nappe phréatique va donc être capté en ayant recours à un système composé de puits drainants et de conduites. La dernière section de la ligne est la plus technique du projet, non seulement parce qu'elle donne sur le port, mais aussi parce qu'elle passe à proximité d'un bâtiment dont la façade est classée par les architectes des bâtiments de France. « Nous avons démonté les plafonds, les planchers et le toit de l'édifice pour pouvoir creuser. Ensuite, nous reconstruirons tout », fait remarquer Robert Schone, qui dirige les travaux pour l'entreprise Razel-Bec. La mise en service de la ligne, elle, est prévue pour septembre 2019.

11,3 km au total, dont 3,2 km en souterrain, pour la ligne 2 du tramway de Nice.

14 400 voussoirs composent le tunnel souterrain de la ligne.

26 minutes seront nécessaires pour relier le port à l'aéroport quand le tramway sera en service.

Maîtrise d'ouvrage : Métropole Nice Côte d'Azur.

Maîtrise d'œuvre : groupement Essia/mandataire Egis Rail en cotraitance avec Ingérop, Stoa Architecture, Atelier Villes & Paysages, Atelier Pierre Schall. Architectes sous-traitants : Sophie Nivaggioni (In situ Benaim-Nivagionni), Jean-Paul Gonis Architecture. Calendrier du projet : mars 2016-septembre 2019.

Génie civil : groupement Thaumasia/Bouygues : Soletanche Bachy (partie tunnel), Bouygues TP (gare souterraine Garibaldi), Razel-Bec (tranchée couverte rue Antoine-Gautier). Coût : 721,7 millions d'euros HT (valeur 2013).

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