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Le tramway de Bordeaux devrait retrouver ses câbles

Defawe Philippe |  le 25/04/2005  |  AriègeCorrèzeCharente-MaritimeCreuseCharente

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Devant les problèmes techniques engendrés par système ultra-innovant d'alimentation par le sol, la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) envisage un retour aux fameux caténaires sur les tronçons en projet, et même sur certains existants.


Les problèmes techniques conduisent la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) à prévoir une suppression du système ultra-innovant d'alimentation par le sol mis au point par Alstom sur certains tronçons du tramway, déjà existants ou en projet.

L'idée qui fait consensus serait de ne conserver le tramway sans fil que dans le centre historique de Bordeaux et de lui préférer des catenaires partout ailleurs, a affirmé le président (PS) de la communauté urbaine de Bordeaux (CUB), Alain Rousset, vendredi au cours d'un point-presse.
Après une ultime consultation des maires concernés, une décision finale sera adoptée par la CUB "d'ici la fin de l'année", a indiqué M. Rousset.

Alstom a fait de Bordeaux la vitrine de son nouveau tramway sans fil qui permet de supprimer les cables disgracieux dans les rues des sites historiques.
Depuis son inauguration en fanfare en décembre 2003, plusieurs délégations étrangères sont venues sur place découvrir le nouveau système, alimenté par une mise sous tension du rail central déclenchée au seul passage de la rame grâce à un système de coffrets électriques.
Cependant, malgré leurs efforts, les techniciens ne sont pas parvenus à régler tous les problèmes liés à l'alimentation par le sol, plus fragile bien que plus coûteuse (1,5 million euros au km contre 450.000 euros pour le km en avec catenaire).

Après une période chaotique de rodage, des réglages ont permis d'améliorer considérablement le système, avant une recrudescence notable des incidents en début d'année, sans doute liée aux grands froids selon les experts. En avril, le taux de pannes du tramway est revenu autour de 1,3 %, soit environ six heures pour le mois.
"Ce résultat est encourageant mais reste médiocre, le but étant d'arriver à un taux de 2 pour 1000", a souligné vendredi Etienne Lhomet, le directeur de la mission Tramway.
Ces dernières semaines, déjà, le président de la CUB avait évoqué un possible "coup de frein" au système APS. "Tout le monde est conscient que l'important, c'est la disponibilité du service public", a souligné M. Rousset vendredi, en rappelant que les perturbations de trafic gênaient les usagers.

Actuellement, le tramway de Bordeaux fonctionne sur 24 km dont 11 en APS. A terme, le réseau doit couvrir quelque 43 km dont 15 en APS. Le retour au caténaire concernerait quelque 4 km de tronçons déjà existant sur les communes de Cenon, Lormont et Talence. La deuxième tranche du chantier prévoit de quelque 3,5 km supplémentaires, dont deux tronçons de 500 et 900 mètres au centre de Bordeaux. Seraient donc supprimés les deux tronçons sans fil prévus en banlieue, à Pessac (1300 mètres) et Mérignac (730 mètres).

A l'origine, c'est par souci d'égalité entre Bordeaux et ses banlieues que des tronçons sans fil avaient été prévus dans des zones périphériques a priori moins concernées par l'esthétique urbaine. Or il semble que la fragilité de l'APS est liée à son morcellement et fluctue en fonction de la longueur du dispositif, a expliqué M. Rousset.
Rentre aussi en ligne de compte le coût de la maintenance, actuellement couverte par le contrat avec Alstom, mais qui mobilise une dizaine de techniciens, a-t-il souligné.
Malgré ces inconvénients, il n'est pas prévu, selon lui, de remettre en cause le tramway sans fil au centre de Bordeaux pour "ne pas nuire au paysage", considéré comme un des plus beaux exemples européens de l'architecture du 18è siècle.

Sophie Pons (AFP)

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