Événement

Le Tour de France de la construction : Etape 19 : Bonneval – Chartres (53,5 km)

A l’occasion du Tour de France 2012, lemoniteur.fr et Europcar vous proposent de suivre la Grande Boucle d’une manière originale qui relie le monde du cyclisme à celui de la construction, histoire de faire la course en tête sans quitter le casque de chantier ! Aujourd’hui, gros plan sur la dix-neuvième étape qui se court le 21 juillet entre Bonneval et Chartres.

 

Une entreprise

Afitex, spécialiste mondial de « l’intelligence des sols »

 

Implantée à Champhol, près de Chartres, Afitex, qui a fêté ses 20 ans le 21 juin, a déjà vécu deux vies. La première est liée au groupe Sommer Allibert, puisqu’elle commercialisait ses produits dans le domaine de l’étanchéité et du drainage. « Mais en 2001, l’industriel nous a annoncé qu’il allait arrêter l’activité », relate Yves Durkheim, fondateur de la société avec Didier Benamu.

Cet évènement sera marquant pour l’entreprise qui compte alors 6 salariés et doit repenser complètement son modèle en misant fortement sur l’innovation dans trois domaines : le drainage, le soutènement et l’étanchéité de sols. « Nous nous sommes spécialisés dans des produits sur-mesure en nous adaptant aux chantiers de nos clients » explique Romaric Idaszek, directeur commercial. Aujourd’hui, les solutions Afitex se retrouvent sur les chantiers du monde entier et l’entreprise réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires à l’export.

Le développement s’est d’abord fait par l’Europe avec l’obtention du marquage CE et la constitution d’un réseau de distributeurs. En 2004, Afitex ouvre sa première filiale en Algérie et quelques années après, Afitex Algérie est le numéro un du marché des géo-synthétiques. Depuis, d’autres filiales ont été créés au Maroc, en Slovaquie, à la Réunion… Il y a quelques semaines, Afitex inaugurait sa filiale au Liban et, fort du succès de sa représentation au Canada, Afitex USA devrait voir le jour en septembre.

 

 

Un homme

Gabriel Loire, la passion du vitrail 

 

C’est à Lèves, petit village situé à quelques kilomètres de la cathédrale réputée dans le monde entier pour son « bleu de Chartres », que le maître-verrier Gabriel Loire a créé son atelier en 1946. Décédé en 1996, cet artiste, formé aux Beaux-Arts d’Angers par George Merklen, a réalisé plus de 800 programmes de vitraux sur tous les continents.

Après la guerre, il restaure les vitraux de 400 églises en France, puis à l’étranger tout en participant à la création de nombreux édifices. On lui doit notamment les vitraux en dalle de verre de l’église du souvenir de Berlin (1963), 50 baies d’une surface totale de 652 m2 pour la basilique Notre-Dame de Lourdes à Santiago du Chili (1960), la tour de la symphonie du musée d’art moderne de Hakone, au Japon (1973) ou encore le toit de la chapelle de Thanks-Giving Square à Dallas en forme de spirale.

Gabriel Loire a laissé une œuvre considérable, mais aussi une véritable dynastie. L’atelier historique est désormais dirigé par son fils Jacques et ses deux petits-fils Hervé et Bruno. Il compte une dizaine de compagnons qui interviennent dans le monde entier.  Depuis 1986, l’atelier Loire accueille aussi des artistes en résidence comme Valério Adami ou Robert Combas.

Les femmes de la famille Loire sont également touchées par cette passion du vitrail. Avec « L’antiquaire du vitrail », Micheline, la femme de Jacques,  propose près de 1000 vitraux anciens (entre 1850 et 1950) issus du fonds qu’elle a constitué depuis les années 70, tandis sa fille Natalie Zins dirige la « Galerie du vitrail », face au porche Nord de la Cathédrale de Chartres où sont exposées des œuvres anciennes et contemporaine. La galerie fait également librairie spécialisée avec plus de 400 titres répertoriés.

 

Un ouvrage

 Le futur Parc Expo de Chartres, cathédrale des temps modernes 

 

Impossible d’évoquer Chartres sans mentionner sa magnifique cathédrale gothique, monument par excellence de l’art gothique français. Pourtant, à partir de 2014, c’est l’architecture contemporaine qui sera en vedette avec le nouveau parc d’exposition, imaginé par l’agence londonienne Zaha Hadid Architects. «  Chartres ne pouvait rester limitée à sa seule cathédrale et à un patrimoine ancien, si merveilleux soit-il », explique le maire Jean-Pierre Gorges qui « veut faire parler de Chartres dans l’Europe entière » avec cette architecture.

Le projet pourrait être mis en chantier à la fin de l’année pour une ouverture fin 2013, début 2014. Un planning conditionné au bouclage du financement. La collectivité pourrait d’ailleurs faire appel à la China Development Bank pour boucler le budget estimé entre 25 et 30 millions d’euros.

Une chose est sûre, le nouveau centre Chartrexpo ne devrait pas laisser indifférent. Il s’inspirera selon l’architecte anglo-irakienne du « parcellaire des champs de la Beauce » avec une organisation radiale des différentes halles. En jouant avec l’horizon, Zaha Hadid a dessiné de longues courbes qui « se plient et se déforment afin d’établir un dialogue architectural avec la cathédrale ». L’espace sera modulable de façon à accueillir simultanément plusieurs manifestations économiques, sportives ou culturelles. L’entrée principale sera surplombée par une zone restaurant-terrasse qui proposera une vue panoramique sur la cathédrale et la Beauce environnante.

 

Demain, sur lemoniteur.fr, suivez la dernière étape du Tour entre Rambouillet et Paris.

 

Pour découvrir chaque étape, cliquez ic i

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