Événement

Le Tour de France de la construction : Etape 18 : Blagnac – Brive-la-Gaillarde (222,5 km)

A l’occasion du Tour de France 2012, lemoniteur.fr et Europcar vous proposent de suivre la Grande Boucle d’une manière originale qui relie le monde du cyclisme à celui de la construction, histoire de faire la course en tête sans quitter le casque de chantier ! Aujourd’hui, gros plan sur la dix-huitième étape qui se court le 20 juillet entre Blagnac et Brive-la-Gaillarde.

Une entreprise

Rodrigues-Bizeul (Fontanes), une PME sort du Lot 

 

L’histoire de cette belle PME du Lot spécialisée dans la restauration des monuments historiques est d’abord celle d’une rencontre.  Jacques Rodrigues et Michel Bizeul, tous deux tailleurs de pierre,  se croisent régulièrement sur les chantiers. En 1990, Michel Bizeul rejoint Jacques Rodrigues qui a créé sa société de maçonnerie dix ans plus tôt. L’entreprise, basée à Fontanes, va connaitre un fort développement en intervenant dans tous les métiers de la restauration : taille de pierre, couverture, carrelage, charpente.

Elle compte aujourd’hui 63 salariés pour un chiffre d’affaires de 5 millions d’euros et couvre les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. «Nous sommes sortis du Lot parce que les investissements se ralentissent depuis 2 ans » explique Jacques Rodrigues. Agrées par les Bâtiments de France, qualifiés Monuments Historiques, les entrepreneurs lotois se diversifient également dans le marché privé des propriétaires de châteaux, grands consommateurs de travaux de rénovation.

Parmi leurs références : le rempart de la Grave à Toulouse, la place nationale à Montauban, et la tour Pelegri à Cahors. « Nous  travaillons sur la cathédrale de Carcassonne depuis deux  ans et demi, et nous venons d’achever une tranche de l’escalier monumental d’Auch, sous la cathédrale, ainsi que les extérieurs de l’église de Blagnac qui est en brique, étape de départ du Tour de France » témoigne Jacques Rodrigues.

 

 

 

Un homme

Pierre-Paul Riquet, l’ingénieur du canal du Midi 

 

Né à Béziers en 1691, Pierre-Paul Riquet, fils de riches notables, commence une carrière dans l’administration des gabelles en tant que percepteur de l’impôt sur le sel. Au début du règne de Louis XIV se pose la question de construire un canal reliant l’Atlantique à la Méditerranée, dont l’approvisionnement en eau fait problème. Riquet remarque un point de partage -le seuil de Naurouze dans la Montagne noire- où un cours d’eau se scinde en deux, s’écoulant soit vers l’Atlantique, soit vers la Méditerranée.

Il y positionne le point culminant du canal, à 48 mètres au-dessus du niveau de la Garonne. Et soumet son étude en novembre 1662 à Colbert. Des essais sont réalisés avec succès sur le seuil de Naurouze, et Colbert confie à Riquet une première tranche de travaux du futur Canal du Midi en 1666. Il investira deux millions de livres en fonds propres, sur un projet estimé à quinze millions.

En contrepartie, il reçoit les droits de péage du canal. Tenace dans son projet, il fait percer un tunnel malgré l’opposition royale, et institue une mensualisation des salaires et une sécurité sociale pour ses ouvriers. Pierre-Paul Riquet meurt à Toulouse en octobre 1680 avant la fin des travaux du Canal du Midi. Ses deux fils achèvent l’ouvrage, inauguré un an plus tard.

 

Un ouvrage

 Valentré, un pont né d’un pacte avec Satan  

 

Aussi appelé le pont du diable, ce pont fortifié qui franchit le Lot à Cahors, est un ouvrage unique datant du XIVème siècle, qui est devenu le symbole de la ville de Cahors. Pas une carte postale ou un timbre de la ville qui n’y échappe. L’ouvrage a fière allure avec ses trois tours fortifiées et ses six arches plantées dans le Lot.

Classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1998, il est une étape importante des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. C’est un ouvrage de défense, construit durant la guerre de cent ans, pour se défendre contre les Anglais, qui ne vinrent jamais. La première pierre est posée le 17 juin 1308. Il fut achevé 70 ans plus tard, déjà les dépassements de délais liés aux difficultés de financement…La légende prétend que l’architecte, exaspéré par la lenteur des travaux, ait fait un pacte avec Satan, qui mettra tout son savoir-faire au service de la construction, en échange de son âme.

Malgré l’avancement rapide du chantier, dit la légende, Satan perdit son marché. Conçu en dos d’âne, long de 138 mètres, le pont est supporté par six grandes arches en ogive de 16 mètres de hauteur. Il fut restauré en 1879 par Paul goût qui fait poser une pierre à l’effigie du diable emprisonné dans le ciment.

 

Demain, sur lemoniteur.fr, suivez prochaine étape du Tour entre Bonneval et Chartres.

 

Pour découvrir chaque étape, cliquez ic i

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