Événement

Le Tour de France de la construction : Etape 17 : Bagnères-de-Luchon – Peyragudes (143,5km)

A l’occasion du Tour de France 2012, lemoniteur.fr et Europcar vous proposent de suivre la Grande Boucle d’une manière originale qui relie le monde du cyclisme à celui de la construction, histoire de faire la course en tête sans quitter le casque de chantier ! Aujourd’hui, gros plan sur la dix-septième étape qui se court le 19 juillet entre Bagnères-de-Luchon et Peyragudes.

Une entreprise

Cabinet Fauré-Grau (Saint-Gaudens), l’architecture diversifiée du quotidien 

 

Fondé à Saint-Gaudens en 1991, le cabinet d’architecture Jean-Paul Fauré et Joël Grau, tous deux diplômés de l’école d’architecture de Toulouse, est caractéristique de ces petites structures qui fonctionnent sur la proximité, le respect des budgets et des délais. Leur première grande opération d’aménagement a été le centre-ville de Saint-Gaudens. Depuis, les deux associés accumulent les projets dans les communes alentour. Ils touchent à tous les domaines, de la discothèque au cabinet dentaire, en passant par les commerces de proximité, les écoles et collèges, mais aussi la restauration d’église et la réalisation de logements publics et privés: « Cette variété me plait » témoigne Joël Grau. 

Cette diversité est à la mesure des multiples besoins d’une agglomération de taille moyenne aux portes des Pyrénées. «On touche un peu à tout, sans faire de très gros projet, explique Joël Grau. Une réalisation récente qui m’est chère, c’est la Maison du patrimoine à Valentine, qui est la maison des parents de maréchal Foch,  abritant aujourd’hui un musée Foch, une médiathèque, et un musée archéologique ».

Avec  quatre salariés, l’agence tourne avec un chiffre d’affaires oscillant autour de 400 000 euros.

 

 

Un homme

 

Jean-Pierre de Lassus Saint-Geniès, arpenteur du roi  en Amérique

 

 

Né à Montréjeau (Haute-Garonne) en 1694, Jean-Pierre de Lassus Saint-Geniès, est au départ officier du génie de la Marine à Rochefort. A 30 ans, il se voit confier une mission d’arpentage en Louisiane pour la Compagnie de Indes. Fort de 2000 livres d’appointements, il est chargé avec son frère de  dresser le procès-verbal « de la consistance en bornes des terres concédées à chaque particulier (…) en commençant par les endroits les plus peuplés attendu que c’est là où il y a le plus de contestations ».  Les deux frères  arrivent à la Nouvelle-Orléans en février 1725, dans une ville fondée sept  ans plus tôt et qui se développe rapidement : 470 habitants en 1721 et 8000 en 1731. Pour accomplir sa mission d’arpentage, Jean-Pierre de Lassus Saint-Geniès  remontera le Mississippi  sur 800 km dans des terres infestées de crocodiles. Il remplit sa mission et fait parvenir au bureau de la Marine les plans et cartes du secteur. Satisfait, le ministre le nomme grand voyer arpenteur de la partie française de Saint-Domingue. Mais, son indépendance et son caractère lui valent l’hostilité de son supérieur, directeur des travaux de la Colonie de Louisiane. Ce dernier se plaindra devant le conseil de Louisiane que l’arpenteur refuse une mission complémentaire d’ingénieur de travaux, en contradiction avec sa mission officielle. Lassus Saint-Geniès part alors pour Saint-Domingue, s’y marie, puis revient en France, où il sera anobli par le capitoulat de la ville de Toulouse en 1742. L’ancien officier du génie de la Marine  devient seigneur de Saint-Geniès, seigneur de la Cordonerie.

 

Un ouvrage

Saint Bertrand de Comminges, bijou roman fortifié

 

Quand on approche de la cathédrale Saint-Marie, à Saint-Bertrand de Comminges (Haute Garonne), c’est la masse de la nef flanquée de 14 contreforts et surtout son clocher-donjon de forme carrée, typique de l’art roman fortifié du XIIème siècle, qui impressionne.  L’église a en effet été conçue pour jouer un double rôle de bâtiment religieux et défensif. Il est vrai que l’histoire de la ville a été marquée par de nombreuses batailles. En 76 avant J-C, Pompée, de retour d’une expédition de maintien de l’ordre en Espagne, s’arrête dans la région et fonde la ville nouvelle de Lugdunum, où se rassemblent les tribus convènes éparses (du latin conventes : regroupés, rassemblés), d’où le nom de Comminges. La cathédrale, avec son clocher de 33 mètres de haut, est l’un des tout premiers édifices classé en 1840 Monument historique. Le chantier démarre au tout début du XIème siècle et abrite une église romane du XIIème siècle, une nef gothique du XIVème  siècle financée par le pape Clément V et un cœur en boiseries Renaissance. L’imposante nef (75m de longueur, 28 mètres de hauteur) réussit la fusion avec la vieille église romane. Elle abrite les tombes d’Hugues de Castillon, évêque de Comminges et de Saint-Bertrand de Comminges.

 

 

 

 

Demain, sur lemoniteur.fr, suivez prochaine étape du Tour entre Blagnac et Brive-la-Gaillarde.

 

Pour découvrir chaque étape, cliquez ic i

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