Événement

Le Tour de France de la construction : Etape 14 : Limoux – Foix (191km)

A l’occasion du Tour de France 2012, lemoniteur.fr et Europcar vous proposent de suivre la Grande Boucle d’une manière originale qui relie le monde du cyclisme à celui de la construction, histoire de faire la course en tête sans quitter le casque de chantier ! Aujourd’hui, gros plan sur la quatorzième étape qui se court le 15 juillet entre Limoux et Foix.

Une entreprise

Blamm Architecture (Foix-Bordeaux), agence mi rurale- mi- urbaine-

 

Né à Foix en 1972, Christophe Blamm a étudié dans sa ville, avant de rejoindre Toulouse pour intégrer l’Ecole d’architecture, dont  il sort diplômé au début des années 1990. Stratégiquement, il démarre son activité simultanément à Bordeaux et Foix. « Mon premier client était à Bordeaux, mais je voulais aussi travailler dans ma région natale », indique l’architecte. Actuellement, le cabinet emploie sept  personnes pour 700.000 euros  de chiffre d’affaires. Gérant  directement les dossiers concernant sa ville natale, Christophe Blamm explique ce choix : « J’avais la volonté de garder un pied au pays et de faire de l’architecture dans ce département qui en a besoin. C’est important d’être en appui des collectivités, de proposer des projets urbains mais aussi des projets de petite échelle, qui sont enrichis par ce que nous avons fait ailleurs. De même, notre regard sur les grands sites urbains se trouve modifié lorsque l’on revient aux sources. Les deux cultures rurale et urbaine s’enrichissent en retour ».

Parmi les références locales de Blamm Architecture : la médiathèque du site universitaire de Foix, l’antenne de Toulouse le Mirail, la restructuration de deux corps de ferme en logements en périphérie de Foix, l’aménagement pour la communauté de communes d’un îlot d’un hectare au centre-ville, les bureaux de la communauté de communes, une crèche et un parking. « Ces propositions urbaines et architecturales, je ne les aurais pas faites en étant simplement en Ariège. Inversement, il faut être ici à l’écoute des élus, où la confiance se gagne dans le contact direct. » 

 

 

 

Un homme

Charles de Freycinet, l’ingénieur des canaux de France

 

Tous les bateliers d’Europe connaissent le  » gabarit Freycinet  » (5,2 m de large) qui correspond à la dimension des canaux et des écluses (39 m de long) imposés par la loi du 5 août 1879. Ce programme inscrit par Charles de Freycinet a prévalu dans les travaux de modernisation des canaux jusqu’au début du XXème siècle, au point que 5800 km de voies fluviales s’y conforment en France.

Né à Foix (Ariège) en 1828, il étudie à l’École polytechnique avant d’entrer dans les services du gouvernement. Ingénieur du corps des Mines, il débute en 1852 sa carrière professionnelle dans l’administration des Travaux publics à Mont-de-Marsan et la poursuit à Chartres et à Bordeaux. Il est le chef de l’exploitation de la Compagnie des chemins de fer du Midi jusqu’en 1862.

Charles de Freycinet sera également ministre des Travaux publics (1877-1879), mettant en œuvre un programme de construction de lignes de chemin de fer pour relier chaque préfecture et sous-préfecture afin de désenclaver les régions mal desservies.  A la même époque, le ministre fait aussi moderniser les voies fluviales, et établit sa fameuse norme pour la taille des écluses. Charles de Freycinet sera président du Conseil et plusieurs fois ministre d’Etat jusqu’à la Première guerre mondiale. Il meurt à Paris en mai 1923.

 

 

Un ouvrage

Château de Foix, fief de Gaston Phoebus

 

 

Depuis 1034, le château de Foix, qui domine la ville, est le chef-lieu du comté de Foix. Au XII et XIII èmes  siècle, il abrite une dynastie de comtes aux brillantes personnalités, qui résistent au pouvoir central, et durant la croisade contre les Albigeois (1208-1249), devient le refuge des cathares persécutés.

Au fil des siècles, le château s’agrandit, on ajoute une barbacane, des châtelets sur la route de Saint-Girons. Et surtout, Gaston III, comte de Foix dit Phoebus (1331-1391) fait construire une troisième tour ronde, plus vouée à la résidence qu’à la défense : porte au rez-de-chaussée, fenêtres largement ouvertes, cheminées et conduits indépendants sur quatre étages, latrines avec conduit d’évacuation, plafonds voûtés. C’est avec l’argent des rançons des seigneurs faits prisonniers dans son château (comtes d’Armagnac et de Comminges, les seigneurs d’Albret, Jean de la Barte), que Gaston Phoebus réalise ces travaux.

Au Xème  siècle, le château est transformé en caserne. Malgré l’ordre de Richelieu de le raser (1632), il est un des rares manoirs pyrénéens à ne pas être détruit. Il abrite jusqu’au 19 ème siècle une prison. Puis, classé monument historique, l’édifice est restauré sous la direction de Paul Boeswillwald ancien collaborateur de Viollet-le-Duc lors de la restauration de la cité de Carcassonne.

Depuis 1930, le château abrite les collections du musée départemental de l’Ariège. Préhistoire, archéologie gallo-romaine et médiévale.

 

 

Prochaine étape sur lemoniteur.fr : Samatan – Pau

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