Événement

Le Tour de France de la construction : Etape 1 Liège/Seraing (198 km)

A l’occasion du Tour de France 2012, lemoniteur.fr et Europcar vous proposent de suivre la Grande Boucle d’une manière originale qui relie le monde du cyclisme à celui de la construction, histoire de faire la course en tête sans quitter le casque de chantier ! Aujourd’hui, gros plan sur la première étape disputée dimanche 1er juillet entre Liège et Seraing en Belgique.

Une entreprise

 

 Eloy démontre que le béton s’exporte bien

 

A Sprimont, le long de l’autoroute qui part de Liège vers le sud, le groupe familial Eloy construit une « success-story » à l’international. Créée en 1965 par Robert Eloy, père de l’actuelle équipe dirigeante regroupant ses enfants Louis, Pierre et Florence, la société d’abord spécialisée dans le terrassement a su étendre ses marchés pour réaliser 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012. Mécontent de ses fournisseurs, le groupe se lance dans les années 1990 dans la fabrication de béton prêt à l’emploi.

Il détient aujourd’hui la plus grande unité de Wallonie dont 50% de la production nourrit sa filiale de travaux et l’autre moitié commercialisée. La même logique a prévalu pour le développement de la préfabrication. D’abord créée pour alimenter la construction des stations d’épuration, elle s’avère être la division le plus dynamique. Eloy démontre ainsi que le béton peut s’exporter !

Pour cela, il a conçu des produits transportables dans le gabarit classique des camions, pas trop lourds à manipuler grâce à une paroi mince de 4,5 cm armée de fibres métalliques, étanche grâce à l’utilisation de béton autoplaçants et peu cher à fabriquer dans une usine où un homme produit sans effort de manipulation 80 produits par jour. De quoi être compétitif de l’Irlande à la Nouvelle Calédonie, en passant, bien sûr, par la France. Un challenge qui ne fait pas peur à Olivier, David et Pierre-Etienne, les trois juniors de la famille Eloy qui se préparent à la reprise.

 

 

Un homme

 

Daniel Dethier, architecte pluridisciplinaire

 

En rénovant le Grand Curtius et le Val Saint-Lambert, Daniel Dethier s’est fait une place parmi les grands de l’architecture belge. Il est jeune, 56 ans, et accède en même temps que son ainé liégeois Charles Vandenhove à l’Académie royale de Belgique. Cet architecte est aussi ingénieur et urbaniste. Une pluridisciplinarité qui s’impose dans son travail.

Auteur de plans d’aménagement, comme celui de la place des Guillemins face à la gare de Calatrava, il aime aussi les détails, comme le démontre son travail sur la rénovation des maisons Curtius. Mais son agence s’illustre aussi dans la construction bois ou dans les bâtiments modulaires en métal, qui lui ont valu de nombreuses distinctions et publications. Son actualité est liégeoise, avec la rénovation des anciennes salles de cinéma près de l’Opéra. Elles deviendront des amphithéâtres permettant le retour des étudiants en centre-ville.

 

Un ouvrage

 

La gare de Calatrava, symbole du renouveau liégeois

 

La cité ardente ne manque pas de monuments. Mais c’est aujourd’hui la gare TGV de Liège-Guillemins qui symbolise le mieux son renouveau. Conçue par l’architecte espagnol Santiago Calatrava, elle est inaugurée en 2009 après une dizaine d’années de travaux et devient depuis un monument très visité, à l’égal du Grand Curtius ou du Palais des Princes-Evêques. Située sur la ligne TGV Bruxelles-Cologne cette monumentale couverture d’acier de 200 mètres de long et 80 mètres de large ondule au-dessus des quais, culminant à 40 mètres de hauteur.

Disproportionnée au pied de la colline de Cointe, il lui manque encore sa perspective urbaine vers la Meuse. Ce projet urbain de 1,2 km de long permettra de lier la gare à la Meuse via un quartier mixte de 500 logements et 150000 m² de bureaux, dont la fameuse Tour des Finances de 118 mètres de haut. La traversée de la Meuse via une future passerelle en cours d’études chez Greisch (avec le français Michel Corajoud) pour les espaces publics permettra de rejoindre le futur musée des arts modernes et contemporains (MAMAC), un projet de rénovation-extension porté par Rudy Ricciotti avec Hauteclair et Dumont. Un projet urbain dominé par une gare, atout maître de la candidature de Liège à l’exposition internationale de 2017.

 

Prochaine étape : Visé-Tournai (207,5 km)

 

Pour découvrir chaque étape, cliquez ici

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