Industrie/Négoce

Le thermostat connecté assure son développement via les professionnels

Mots clés : Aide d'état

Le système d’aides publiques favorise la pose d’un thermostat connecté par un professionnel, alors que ces produits ciblaient au départ le grand public.

Ils avaient tout pour plaire au grand public. Lancés entre 2013 et 2014, les thermostats connectés sont d’abord apparus comme de jolis gadgets, au design très soigné (Starck a signé celui de Netatmo). La profession ricanait sur les faibles performances et les fabricants de chaudières rêvaient de lancer leurs propres solutions, bien plus professionnelles.

 

Développement en pro

 

Trois ans après, la situation a bien évolué. Différents tests conduits sur ces produits démontrent leur pertinence sur le marché de la régulation du chauffage. Et leur distribution se professionnalise.  « Les canaux grand public, comme la Fnac ou Darty, sont essentiels au développement de notre catégorie de produits, car ils lui confèrent de la visibilité », explique Lionel Guicherd-Callin, responsable des produits Nest au niveau européen. « Pour autant, en Europe, nous recommandons la pose par un professionnel, du fait de l’installation électrique en 230 V, ainsi que de la diversité des systèmes de chauffage. »

Même son de cloche chez Qivivo, une entreprise nantaise qui s’est lancée dans l’aventure en 2013. « Les professionnels sont de plus en plus demandeurs », explique Aurélien Cancian, responsable marketing de la marque. Qivivo travaille aujourd’hui à développer son réseau de partenaires professionnels, surtout des artisans, et prépare un programme de fidélité. Pour accompagner les professionnels, l’outil Qidiag établit, à partir des données relevées par le thermostat, une évaluation thermique précise du logement, qui peut ensuite servir à préconiser des travaux. Un service de mailing co-brandé entre Qivivo et l’installateur aide les petites entreprises à développer leur clientèle sur ce segment.

 

Crédit d’impôt et TVA

 

Ce levier professionnel s’explique aussi par la complexité croissante des produits. Si le boîtier reste d’une grande simplicité, les fabricants développent de nouvelles fonctionnalités. Nest propose une régulation de l’eau chaude sanitaire, tandis que Qivivo s’est intéressé le premier au chauffage électrique, avec une offre en multizone, qui nécessite un bon niveau de connaissance.

L’appui sur le maillage des installateurs est facilité par les aides publiques. En cumulant une TVA à 5,5 % (rénovation énergétique) contre 20 % en vente directe au consommateur et un crédit d’impôt transition énergétique (Cite) de 30 % sur la fourniture, le client final paie parfois moins en faisant installer le produit qu’en l’achetant lui-même. Un atout conjoncturel, mais que les fabricants utilisent à plein pour lancer leur réseau, qui volera de ses propres ailes si ces aides venaient à diminuer dans les prochaines années.

 

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