« Le T3 de 70 m² doit devenir la norme », François Leclercq, architecte-urbaniste
L'urbaniste et architecte François Leclercq plaide pour un changement des normes de production du logement. - © Léa Crespi
Interview

« Le T3 de 70 m² doit devenir la norme », François Leclercq, architecte-urbaniste

Propos recueillis par Marie-Douce Albert |  le 24/10/2020  |  Logement collectifLogement privéFrance ArchitectureProfession

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Depuis le confinement, l’architecte et urbaniste et ses confrères Jacques Lucan et Odile Seyler, répètent, à grand renfort de tribunes et d’interviews, que les logements, en France, sont devenus trop petits. François Leclercq plaide pour une inversion du modèle économique qui fait aujourd’hui de la surface des logements une variable d’ajustement. Pour l'architecte, ce n’est désormais plus le coût foncier qui doit dicter la taille d’un T3, mais la taille minimum de ce trois pièces qui devrait entraîner la régulation du prix du terrain.

Depuis quelques mois, avec vos confrères Odile Seyler et Jacques Lucan, vous saisissez toutes les occasions de dénoncer la taille des logements en France…

Pendant le confinement, nous avons tous les trois été frappés parce ce que nous constations de l’exiguïté de ces logements. Ne serait-ce que lors de nos conversations en Zoom, nous découvrions l’intérieur des gens, leur cuisine...  Cela n’a fait que renforcer ce sentiment que j’ai depuis longtemps que les habitations sont trop petites. En tant qu’urbaniste, je vois passer quantité de plans sur mon bureau.

Aujourd’hui, un T3, c’est 60 m². Récemment, j’en ai même visités qui faisaient 56 m². Les chambres y faisaient 9 m², mais placard compris… Ce qui veut dire qu’il restait 8 m² pour mettre un petit lit et un bureau, tout au plus. Cela ne laisse pas beaucoup de liberté pour s’investir personnellement dans son intérieur.

Voisins européens

Après vérification, Jacques Lucan, Odile Seyler et moi avons constaté combien les choses se sont dégradées au cours des décennies récentes : depuis les années 1970, les logements collectifs neufs ont perdu en moyenne 10 m². Et cela n’est vrai que chez nous. L’habitat en France est plus petit que chez tous nos voisins européens.

Comment l’expliquez-vous ?

Dans les métropoles et les zones urbaines denses, où la pression démographique est forte, la surface est devenue la variable d’ajustement du coût de production du logement. En effet, un petit logement se vend plus cher au m² qu’un grand. Dès lors, les promoteurs ont tout intérêt à bâtir le maximum de petites surfaces.

Sans compter qu’elles se vendent bien. Il y a une acceptation des acquéreurs, notamment des primo-accédants, qui représentent une clientèle très recherchée, mais aussi des personnes qui souhaitent faire un investissement et profitent des systèmes d’aide à la construction. Ceux-là achètent pour louer et se fichent un peu de la façon dont le logement est fait.

[...]

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Commentaires

« Le T3 de 70 m² doit devenir la norme », François Leclercq, architecte-urbaniste

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Marielle

25/10/2020 11h:10

Si seulement les architectes avaient le pouvoir de faire vraiment changer les lignes .... Je soutiens totalement les propos de mes confrères et consoeurs pour des logements avec des surfaces convenables : 70m2 pour unT3 .....

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Imothep

25/10/2020 19h:58

Les logements sociaux construits dans les années 1960/70 etaient spacieux : - entree large et meublable - cuisine indépendante ou tte la famille pouvait manger - sejour lumineux - chambres spacieuses Alors, oui, Fancois LECLERC a tout a fait raison.

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Joseph De Stale

26/10/2020 12h:41

Voilà une bonne proposition qui remettrait du qualitatif là où il n'y en a plus du tout. Il y a plein de doctes séminaires sur la qualité du logement et son futur. Les nobles théoriciens feraient mieux de se pencher sur la réalité d'aujourd'hui où en gros on se fiche totalement de savoir comment le logement pourra être occupé

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