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"Le syndrome Desperate housewives" par Julien Vincent, architecte

Defawe Philippe |  le 27/02/2008  |  France Architecture

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On ne peut certainement pas mesurer avec précision l'impact d'une série tv comme "Desperate housewives" sur l'urbanisme de notre territoire, mais je suis sûr qu'il a sa part de responsabilité dans l'imaginaire collectif des Français.
Loin de l'idée d'accabler cette série (que j'ai bien dû regarder, sinon je n'en parlerai pas...) ni aucune autre, je me demande juste comment nous pourrions combattre ce phénomène sur ses terres, à la télé. (Les émissions de déco sont elles notre revanche ? je ne sais pas...)
Il faut inverser la tendance, et vite. Même moi, jeune architecte (formé au travail à l'échelle du territoire par l'EAVT), je préférerai aujourd'hui habiter dans une maison que dans mon appartement !
Les raisons ?
- Mon fils de 2 ans n'a pour espace extérieur de jeu qu'un balcon de 2m² (ce qui est déjà bien mieux que tant d'enfants), duquel il pourrait facilement tomber, étant donné son habitude de déplacer des choses et de monter dessus.
- Nous passons notre temps à lui demander de marcher sans faire de bruit, depuis que les voisins du dessous se sont plaints. Des infirmiers qui travaillent la nuit, et donc dorment la journée, pendant qu'il joue au dessus de leurs têtes.
- Les amis, la famille, les connaissances, préfèrent 1000 fois se retrouver chez d'autres que nous, dans leurs grands jardins, au soleil, plutôt que de s'entasser dans notre petit séjour sans lumière.
Donc, je me demande si l'idéal français est vraiment la vie en pavillon, ou bien si certains ont fait un raccourci trop rapide, et si ce n'est pas plutôt de ne pas vivre dans un appartement "normal", comme le mien.
A l'agence, nous avons récemment réhabilité un appartement en duplex (voir la photo ci-dessus), de la même surface que le mien (70m²), mais avec 70m² de terrasse sur trois côtés, et peu de vis-à-vis.
Ce n'est pas seulement parce qu'il est réhabilité avec goût ;-) ;-), mais mon choix serait vite fait face au plus confortable des pavillons.
L'espace extérieur n'y manque pas, l'isolation acoustique a été renforcée au sol inférieur (+ chauffage par le sol), et mon fils y a été le plus heureux du monde lorsqu'il est venu visiter.
Si, en plus, il était dans un collectif plus petit, ce serait le paradis.
Donc, ne perdons pas espoir.
Mais il faudrait agir vite. Plus vite que de se mettre à retaper des appart' un par un.
Il faut faire ce que dit très bien Laure Carmien, et aussi, arrêter de favoriser l'accession au pavillon, mais plutôt l'accession et la rénovation des appartements.
En plus, cela va dans le sens d'une meilleure isolation des logements existants, et c'est bien.
Agissons !
Julien Vincent, Why architecture

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