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Le Spacetrain regonfle les coussins d'air dans le Loiret
Pour les essais du Spacetrain (ici en image de synthèse sur une vue réelle), 10 des 18 km de la piste abandonnée de l’Aérotrain seront utilisés. - © SPACETRAIN

Le Spacetrain regonfle les coussins d'air dans le Loiret

le 09/11/2018  |  TransportsTechniqueLoiretLigne à grande vitesse

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Non, il ne s'agit pas d'un hyperloop.

Et non, ce n'est pas non plus la résurrection de l'Aérotrain, même s'il s'en inspire et réutilisera 10 des 18 km de voies fendant le paysage du Loiret, et laissées à l'abandon depuis 1977.

Le Spacetrain, imaginé par une société orléanaise, est une navette sur coussins d'air, circulant sur une structure en T inversé, à 550 km/h en moyenne.

« Avec des pointes à 720 km/h », précise Emeuric Gleizes, le directeur général de l'entreprise. Dans la course aux trains à très grande vitesse, dont les principaux challengers sont des sociétés nord-américaines planchant sur l'hyperloop, Spacetrain espère bien se démarquer.

« Nous avons abandonné l'idée de transport par tube début 2018, car toutes nos études montraient un réchauffement important au niveau de la tête de la navette, poursuit le dirigeant. Les coûts pour dégager la chaleur ou refroidir le tube étaient bien trop élevés. » Spacetrain affiche ainsi un prix au kilomètre des plus compétitifs : entre 8 et 10M€/km.

Autre avantage : grâce à son ancêtre l'Aérotrain, l'utilisation de navettes sur coussins d'air à grande vitesse a déjà fait ses preuves. « Nous bénéficions en outre des progrès technologiques de ces quarante dernières années. Le brevet de l'Aérotrain, qui est tombé dans le domaine public, est incomplet mais nous avons pu le récupérer. Nous avons échangé avec d'anciens ingénieurs du projet pour améliorer les imperfections des coussins d'air », raconte Emeuric Gleizes. La structure en béton sur laquelle devait circuler l'Aérotrain appartient à l'Etat. Spacetrain devrait bientôt obtenir l'autorisation de réutiliser la portion entre Saran et Chevilly, où sont basées deux plates-formes. Objectif : tester deux prototypes de navettes à partir de 2020. Mais avant, il faut rénover la voie. « Elle est plutôt en bon état, et les travaux ne sont pas aussi importants que ce que nous avions imaginé. » Principal point à traiter : le changement des appuis sous chaque poutre, 400 au total.

Sur la plate-forme de Saran (600 m2), Spacetrain compte aussi bâtir ses ateliers, un laboratoire pour ses ingénieurs, et un accueil pour le public. L'ensemble des travaux est estimé à 10 M€. Cette piste ne servira que pour des essais, il n'est pas question de la prolonger pour en faire une ligne commerciale. Mais l'entreprise a été approchée par plusieurs territoires français et pays étrangers pour se développer. Le but : parvenir à une première commercialisation en 2025.

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