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Le retour des chevaux territoriaux

Defawe Philippe |  le 15/10/2007  |  France EtatBas-RhinFinistèreParis

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Soixante-dix ville françaises, de toutes les tailles, font appel au cheval pour des travaux de voirie, d'assainissement ou de transport de personnes, selon des chiffres présentés lors du 5e congrès des chevaux territoriaux à Trouville-sur-Mer (Calvados).

Le congrès, réuni dans le cadre des EQUI'DAYS, fête du cheval qui se tient jusqu'au 28 octobre en Basse-Normandie, a rassemblé une soixantaine de représentants équestres de villes aussi diverses que Lampertheim (3.000 habitants dans le banlieue "rurbaine" de Strasbourg) avec son cheval cantonnier ou Brest avec un omnibus et sa paire de traits bretons.
Olivier Linot, de Trouville-sur-Mer, président de la commission nationale de développement des chevaux territoriaux, a expliqué à l'AFP que le cheval, ou l'âne, était économiquement rentable dans la ville. "A Trouville, nous pouvons constater que notre percheron Festival de Mai revient mois cher qu'une voiture ou un petit camion pour l'arrosage des espaces verts et des jardinières urbaines, le ramassage du verre usagé et le transport scolaire", dit-il. "Un cheval peut travailler une quinzaine d'annnées avec un coût d'entretien inférieur à celui d'un engin mécanique", insiste-t-il.

A titre d'exemple, la petite ville de Lampertheim a bouclé, avec l'aide des Haras nationaux, le dossier de son cheval Quadrille en un an au prix d'un investissement de seulement 10.000 euros. Pour cette somme Quadrille ramasse le papier et le verre, arrose les fleurs, transporte le courrier municipal et les enfants de la garderie.
"L'impact social du cheval dans la ville est énorme", ajoute Olivier Linot, que ce soit à Paris, Lyon ou dans des localités plus modestes . "D'abord les usagers sont rendus attentifs à l'environnement et font plus attention à leurs poubelles, de verre notamment, quand ils les voient ramassées par une voiture à cheval".
Quant aux agents municipaux, "ils se sentent valorisés car les gens s'intéressent à eux par le biais du cheval. De plus ils ont reçu une double formation, à leur travail d'employé municipal et à leur emploi de meneur", souligne Olivier Linot.
Selon lui, le plus gros potentiel équestre est le domaine des polices municipales dont 25 emploient déjà des chevaux, comme à Savigny-le-Temple ou à Meaux (Seine-et-Marne).

Au chapitre des revendications, le congrès demande à être pris au sérieux par les pouvoirs publics, regrettant, en substance, qu'à l'heure où le développement durable fait l'actualité, "aucune mesure incitative nationale" comme l'attribution d'emplois aidés, n'ait été décidée. Ne serait-ce déjà que "pour briser les barrières psychologiques de certains élus qui voient dans le cheval un retour en arrière au lieu d'y lire un signe de modernité".
Luc Delas, l'un des initiateurs du projet "EQUI'TERRA" qui prévoit d'installer à Beauvais (Oise) la plus grande cavalerie municipale de France, a pour sa part mis l'accent sur la nécessité d'innover dans le matériel roulant hippomobile pour développer la polyvalence du cheval dans la ville. "Ramener du vivant dans la ville c'est bien, mais il faut maintenant aller plus loin dans la biodiversité domestique, notamment en pratiquant des bilans carbone pour démontrer l'intérêt du cheval".

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