Etat et collectivités

Le rapport d’expertise sur les zones noires après Xynthia pointe l’impossibilité de mettre en sécurité certaines maisons

Ces maisons sont situées dans sept zones durement touchées par la tempête Xynthia: Charron, Port des Barques, Nieul, La Flotte en Ré, l’Ile d’Aix, St Trojan et St Pierre d’Oléron.

Certaines maisons de Charente-Maritime ne « peuvent pas être mises en sécurité par rapport au risque de submersion », selon un rapport d’expertise publié mercredi 9 février par le ministère de l’Ecologie sur les zones « noires » établies après la tempête Xynthia.
Pour les habitations situées dans les zones noires, les propriétaires ont jusqu’au 15 mars pour bénéficier de l’offre d’acquisition de leur maison à l’amiable, souligne un communiqué de la préfecture de Charente-Maritime, citant le rapport. Au delà de cette date, « en l’absence d’accord amiable, ces habitations seront soumises à enquête publique en vue d’expropriation compte tenu du danger auquel sont soumis leurs occupants », ajoute le texte.
Ces maisons sont situées dans sept zones durement touchées par la tempête Xynthia: Charron, Port des Barques, Nieul, La Flotte en Ré, l’Ile d’Aix, St Trojan et St Pierre d’Oléron.
La ministre Nathalie Kosciusko-Morizet, en déplacement dans la région le 16 décembre, avait annoncé la publication de ce rapport d’expertise sur les zones dites de solidarité définies après la tempête et « sur les possibilités de mise en sécurité des habitations qui n’ont pas encore été acquises ».
La Charente-Maritime compte au total douze « zones noires », rebaptisées ensuite moins dramatiquement « zones de solidarité » -endroits trop dangereux pour y laisser des habitations- sur lesquelles sont implantées 751 maisons.
Sur quatre autres zones, l’expertise sera poursuivie et dépendra notamment du programme de protection qui sera proposé par le conseil général de Charente-Maritime attendu pour début mars, poursuit le communiqué. Il s’agit du Port de Loix, des Boucholeurs, de Fouras et de St Georges d’Oléron.
Enfin, sur Aytré, les experts sont « très réservés sur la faisabilité technique de protéger les habitations restantes non acquises » et préconisent de poursuivre les acquisitions à l’amiable sur l’ensemble de la zone, conclut le texte.
Xynthia avait fait un total de 47 morts en février 2010 en Charente-Maritime et en Vendée.
Le rapport est consultable sur www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr

 

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