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Le quasi inaccessible barrage du Crozet
A gauche, le petit barrage, à droite, le grand. Entre les deux, un rocher fait office de barrière naturelle à l’eau. - © EMMANUELLE PICAUD

Le quasi inaccessible barrage du Crozet

Emmanuelle Picaud |  le 16/11/2018  |  IsèreBarragesRéhabilitation

Réhabilitation -

L'altitude et les conditions météo ont compliqué la logistique et les travaux de confortement.

Il faut environ deux heures de marche pour atteindre le lac à débordement du Crozet, dans le massif de Belledonne en Isère, qui offre une vue imprenable sur la vallée du Grésivaudan et le massif de la Chartreuse, à près de 2 000 m d'altitude. Mais ce décor de carte postale n'est plus visible depuis quelques mois.

Et pour cause : le lac artificiel alimenté par le barrage est presque à sec. Une partie de la retenue a été vidangée au début de l'été pour mener des travaux de rénovation.

« L'ouvrage, construit il y a cent cinquante ans, souffrait de problèmes de perméabilité. Avec le temps, des chemins d'eau se sont créés sur le parement aval. Lors de l'étude de dangers, il a été constaté qu'il ne répondait plus aux exigences actuelles. En cas de séisme ou de dilatation thermique de la glace dus au réchauffement climatique, la marge de sécurité n'aurait plus été suffisante », explique Arnaud Vandel, ingénieur hydraulique et génie civil chez Artelia Eau et Environnement.

Le bureau d'études a donc proposé au maître d'ouvrage de réaliser des opérations de confortement afin d'améliorer l'étanchéité et d'ajouter de la masse pour stabiliser le barrage. Ou pour être plus précis, des deux barrages, la retenue étant formée d'un grand ouvrage de 58 m de long et d'un plus petit de 25 m. Ils sont séparés par un gros rocher qui fait office de barrière naturelle à l'eau.

Acheminement par les airs. Retardés à cause de la fonte tardive des neiges, les travaux ont finalement pu débuter en juin dernier. La première étape consistait à colmater les fissures en pied par injection d'un coulis de ciment avant d'effectuer la purge du parement amont. Ne restait alors qu'une partie de la crête à démolir sur le grand barrage. Des armatures ont ensuite été réalisées avant le coulage au béton hydraulique pour réaliser les deux niveaux bas du confortement. Enfin, l'étage supérieur du barrage a été traité en béton projeté par voie sèche. Pour mener à bien les opérations, quatre à six ouvriers étaient envoyés sur site par hélicoptère pour une durée de dix jours, dont neuf travaillés. Côté confort, une base vie équipée de chambres, cuisine, sanitaires et bureau a été aménagée à l'aide de préfabriqués.

Le matériel, les matériaux et les vivres étaient également [...]

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