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Le PTZ dans l’ancien, un échec annoncé ?
10 000 PTZ dans l'ancien pourraient être attribués chaque année. - © © Phovoir.com

Le PTZ dans l’ancien, un échec annoncé ?

Barbara Kiraly |  le 04/01/2016  |  Logement

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L’ouverture du prêt à taux zéro dans l’ancien serait « vouée à l’échec » selon Laurent Vimont, président du réseaux d’agences immobilières Century 21. Un avis partagé par d’autres acteurs de la filière.

Elle affiche à peine quelques jours d’existence mais la nouvelle formule du prêt à taux zéro (PTZ) fait déjà l’objet de critiques. Notamment son élargissement à l’ancien sous condition de travaux. Entré en vigueur au 1er janvier 2016, cette nouvelle mouture du prêt à taux zéro permet aux primo-accédants d'en bénéficier sous réserve de réaliser des travaux.

La première salve vient de Laurent Vimont, président du réseau d’agences immobilières Century 21. Connu pour être farouchement opposé aux aides dans l’ancien « qui font augmenter artificiellement les prix », le professionnel a estimé lors d’une conférence de presse organisée le 4 janvier que le PTZ dans l’ancien « est un échec annoncé ». Selon lui, « les financements vont être compliqués à monter » et cette aide ne s’adressera qu’à « un marché de niche ». Le gouvernement souhaite en effet en distribuer 10 000, une paille aux vues du volume de transactions enregistrées ces trois dernières années (autour de 700 000 unités).

En novembre dernier, Cécile Roquelaure, directrice communication et études du courtier Empruntis, avait d'ores et déjà émis quelques réserves. Sur le papier, les professionnels de la rénovation peuvent espérer un coup de pouce pour leur chiffre d’affaires. Dans les faits, les primo-accédants devront réaliser des travaux conséquents pour un montant correspondant à l’équivalent de 25% du prix d’achat. Pour la représentante du courtier, il s’agit « d’un montant important qui constitue un vrai frein pour les acquéreurs, en particulier pour les jeunes. Selon une de nos récentes études, si un acquéreur sur trois prévoit une enveloppe budgétaire pour des travaux, cette enveloppe se chiffre à 13% du montant de l’achat pour une personne seule et 14% pour un couple… loin du plancher des 25% ! »

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