Logement

« Le projet de loi Elan n’est pas une loi logement », Gérard Lebesgue, président de la Fédération française des constructeurs de maisons individuelles

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Gouvernement - Maison individuelle

La Fédération française des constructeurs de maisons individuelles (FFC) se dit déçue de la conférence de consensus, dont la dernière réunion a eu lieu le 25 janvier dernier. Pour son président, Gérard Lebesgue, la méthode adoptée par le gouvernement ne permet pas aux professionnels d’apporter une réelle contribution au projet de loi Elan (logement et aménagement numérique). Il dénonce aussi un futur texte de loi « qui n’a pas de vision à moyen terme » pour le secteur. 

 

Pourquoi un tel mécontentement vis-à-vis de la conférence de consensus pour le logement ?

Gérard Lebesgue. C’est une véritable déception. Le projet de loi étant déjà prêt, les professionnels ne sont présents que pour l’amender à la marge. C’est finalement toujours la même méthode qu’appliquent les gouvernements. Pour avoir un consensus, il faut prendre en compte l’intérêt général et non pas les corporatismes. Ce sont toujours les mêmes sujets qui reviennent sur la table, à savoir financer les zones tendues, mettre de côté les territoires détendus, urbaniser à tout prix et revitaliser les centres-villes de villes moyennes. Ce qui est dommage, c’est que l’on ne s’intéresse pas aux zones périphériques.

 

Que manque-t-il à ce futur projet de loi Elan ?

G.L. Le gouvernement ne donne pas d’objectifs chiffrés, et aucun moyen pour les atteindre. Il aurait fallu lancer une phase d’étude avec les différents acteurs. Dans ce projet de loi, il n’y a pas de plan à moyen terme. Par exemple, la politique de rénovation des passoires thermiques ne permet pas de contribuer à elle-seule aux problèmes de logement des Français, parce que la filière de la rénovation n’est pas prête et les coûts de rénovation sont trop importants. Pour moi, il ne s’agit pas d’une loi logement : le PTZ a été raboté et l’APL accession supprimée dans le neuf. En réalité, nous sommes déçus parce qu’il n’y a pas de perspective pour nos entreprises.

 

Comment envisagez-vous les prochaines semaines ?

G.L. Nous voulons continuer d’alerter les pouvoirs publics. En tant que syndicat, nous sommes ouverts à la discussion. Nous ne nous opposons pas au logement collectif, mais il ne faut pas empêcher les personnes de vouloir habiter dans des zones rurales. Aussi, nous continuerons à manifester notre mécontentement lors de la réunion finale de la conférence de consensus [qui doit intervenir au Sénat le 8 février prochain – NDLR].

 

 

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