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Le premier utilitaire tout électrique est sorti

Gilles Rambaud |  le 10/02/2012  |  France entière

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Avec son autonomie de 170 km, cette fourgonnette Kangoo ZE est avant tout destinée aux petits travaux en ville.

Se voulant pionnier de la voiture électrique, Renault a dévoilé un modèle utilitaire en décembre 2011 : la Kangoo ZE. Avec un volume de chargement de 3,5 m³ et une charge utile de 650 kg, cette fourgonnette est destinée aux petits travaux en zone urbaine : intervention sur réseau électrique, second œuvre du bâtiment… Car outre son autonomie réduite (170 km), elle doit rentrer chaque soir au dépôt pour y être rechargée pendant huit heures. Est-ce un véhicule de chantier ? L’électricien Spie le pense, qui en a commandé 700 unités. La Kangoo ZE préfigure surtout une technique qui pourrait se généraliser prochainement sur des véhicules plus lourds. Sous le capot, un moteur électrique synchrone à rotor bobiné. Il est couplé à un motoréducteur, puis à l’arbre de transmission. Ce moteur est alimenté par un courant triphasé de 400 V, produit par un onduleur puisant son énergie dans des batteries qui se rechargent sur courant domestique 220 V. Elles pèsent 250 kg, compensés par la disparition de la boîte de vitesses, de l’embrayage et de l’échappement.

Assistance 24 heures sur 24

C’est autour des batteries que se joue l’avenir du véhicule électrique. Et c’est là que Renault innove, non pas techniquement (c’est du lithium-ion classique) mais commercialement. La voiture est vendue au même prix qu’un modèle Diesel, mais sans ses batteries. Celles-ci sont louées au constructeur pour un loyer forfaitaire mensuel (Renault cite en exemple un forfait à 75 euros hors taxes, mais il y en a d’autres). En contrepartie, le constructeur s’engage à remplacer les batteries dès qu’elles descendent sous le seuil d’efficience de 75 %, et à mettre en place une assistance 24 heures sur 24 qui couvre aussi « la panne d’énergie », c’est-à-dire la panne sèche. « Cette prise en charge des batteries par Renault est un moyen de rassurer les clients, qui n’ont plus de questions à se poser sur la durée de vie et le coût de remplacement de ces composants », note Benoît Treuilhou, responsable Renault ZE pour la France. Cela facilite aussi les calculs d’amortissement, le « carburant » électrique devenant un coût fixe (loyer des batteries et charge journalière). Restent d’autres données à prendre en compte : l’installation des bornes dans les garages (pour l’instant subventionnée), la formation des techniciens qui doivent être habilités pour intervenir sur le circuit 400 V ou encore le prix des carburants pétroliers dans trois ou cinq ans. Malheureusement, cette dernière variable, aléatoire, reste du domaine du pari.

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PHOTO - 614080.BR.jpg - © Renault

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