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Le Plan digues avance trop lentement, selon le président de la commission d'enquête parlementaire sur Xynthia
La communauté de communes de Noirmoutier a lancé en 2013 une étude de dangers sur les 30 km de digues qui longent ses côtes - © © Communauté de communes de Noirmoutier

Le Plan digues avance trop lentement, selon le président de la commission d'enquête parlementaire sur Xynthia

Jean-Philippe Defawe (Bureau de Nantes du Moniteur) |  le 16/09/2014  |  EtatOuvrage d'artFrance VendéeArchitecture

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En marge du procès Xynthia, Bruno Retailleau, président du conseil général de la Vendée et président de la commission d’enquête parlementaire sur Xynthia, estime que le plan de confortement des digues décidées après la tempête avance beaucoup trop lentement.


L’homme fort de Vendée a profité de l’ouverture aux Sables d’Olonne du procès Xynthia pour faire un point sur la situation. Si à l’époque, les conclusions de l’enquête avaient été formelles en constatant qu’« il n’existait en France aucune culture du risque digne de ce nom », la situation a heureusement évolué. « Nous avons tiré un certain nombre de leçons, notamment en matière d’alerte des populations, de plans de prévention des risques locaux et des plans communaux de sauvegarde » reconnait Bruno Retailleau qui s’empresse de relativiser : « notre système de protection est encore trop fragile, car le plan de confortement des digues décidées après la tempête avance beaucoup trop lentement ».

Risque de submersion administrative

Le président du conseil général de Vendée affirme que ce plan digues est aujourd’hui « sous le coup d’une double menace ». Avec le sens de la formule, il pointe « une menace de submersion administrative, avec des procédures technocratiques qui s'empilent au niveau national qui bloquent les dossiers et retardent les travaux ». Autre crainte, la « menace d’assèchement financier, avec des collectivités locales financièrement étranglées par l’Etat et qui ne pourront plus payer leur part de travaux si la baisse des dotations se confirme ».
Pour Bruno Retailleau, « ce procès n’a d’intérêt que s’il permet d’éclairer l’avenir, et pas seulement le passé ». Or, le plan digues s’achève le 31 décembre 2016, « il nous reste donc 18 mois avant qu’il ne soit trop tard » rappelle-t-il.

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