Energie

Le plan d’Enedis pour accélérer la digitalisation du réseau d’électricité

Mots clés : Electricité - Energie renouvelable

Le gestionnaire de distribution d’électricité va accélérer la modernisation et la numérisation de son réseau pour faciliter l’intégration des EnR et anticiper les nouveaux usages de l’électricité (autoconsommation, mobilité électrique…).

 

Développement massif des énergies renouvelables, autoconsommation collective, Smart Grid… Pour répondre aux futurs enjeux de la transition énergétique, Enedis a dévoilé au  Moniteur un plan d’investissement de 3,5 milliards d’euros, dont un milliard pour le raccordement. La loi de Transition Energétique a pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 32% de la consommation finale brute d’énergie en 2030. L’équivalent de 50 GWh d’électricité supplémentaire à raccorder au réseau. Antoine Jourdain, le nouveau directeur technique d’Enedis, rappelle que l’intégration des EnR nécessite une forte adaptation du réseau. « Historiquement, le réseau d’électricité centralisé n’était pas conçu pour accueillir du renouvelable. C’est pourquoi nous avons mis en place un certain nombre de solutions pour faire face à l’arrivée massive des EnR et à leur intermittence, via, par exemple, l’installation d’automates pour relier et connecter le réseau ».

Validation des démonstrateurs

Outre l’installation des 35 millions de compteurs intelligents « Linky », la feuille de route de la filiale d’EDF comprend le déploiement de 30 000 objets communicants (capteurs d’eau, parafoudre connecté, indicateur de défauts…) et de 10 000 interrupteurs d’ici à 2022. « C’est l’année de l’industrialisation des résultats que nous avons validé lors de nos démonstrateurs », expose Antoine Jourdain. Depuis 2011, le gestionnaire a lancé 20 démonstrateurs Smart Grid – Solenn, Issy Grid, Smart Electric Lyon – sur le territoire français visant à anticiper les nouveaux usages de l’énergie et à développer des réseaux d’électricité intelligents.

Par ce plan de modernisation, Enedis entend également accompagner l’essor du marché de l’autoconsommation collective. Un marché relativement naissant (20 000 clients) mais qui enregistre 10 000 demandes de raccordement par an, en moyenne. « La dynamique est lancée et cela nécessite de numériser le réseau afin d’améliorer le suivi et la gestion de la consommation », ajoute le dirigeant.

La mobilité électrique fait également partie des futurs chantiers du gestionnaire. D’ici à 2030, 7 millions de bornes de recharges seront installés pour répondre aux 5 millions de véhicules électriques attendus sur le marché de l’automobile.

 

 

 

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