Le paysage positive la réforme de l’apprentissage
La réforme de l 'apprentissage a donné sa toile de fonds au cinquième séminaire des entreprises du paysage avec le monde de la formation. - © laurent miguet

Le paysage positive la réforme de l’apprentissage

Laurent Miguet |  le 19/09/2019  |  Apprentissage BTPOlympiadesIle-de-France

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« Tirons profit de la réforme » ! Par ce mot d’ordre, l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) a donné le ton de son cinquième séminaire école entreprise réuni les 16 et 17 septembre à la Cité universitaire internationale de Paris : le syndicat entend utiliser la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » comme un levier d’attractivité.

91 : le nombre de centres de formation d’apprentis affiliés à l’Union nationale des entreprises du paysage (Unep) illustre une histoire d’amour qui ne cesse de s’intensifier. Présidente du syndicat, Catherine Muller pronostique le passage du seuil des 100 en 2020 : un chiffre à la hauteur des 8 000 apprentis recensés dans la profession, soit 12 % de ses salariés.

Relation particulière

Entrepreneurs et enseignants venus de toute la France, les quelque 150 participants au cinquième séminaire école entreprise initié par l’Unep témoignent de l’intensité d’une « relation particulière », selon l’expression de Catherine Muller. Créé à Toulouse en 2009, l’événement biennal est devenu selon elle « un formidable lieu d’échange », à la mesure du défi numéro un de la profession : l’attractivité.
« 42 % des entreprises de paysage n’ont pas réussi à recruter au premier trimestre 2019 », a rappelé la présidente. Les besoins de compétence ne cessent de s’élargir : d’un côté, la digitalisation, la robotisation et la fin des produits phytosanitaires exigent l’acquisition de nouveaux savoir-faire ; de l’autre, la connaissance du végétal, socle du métier, n’est pas sorti indemne du raccourcissement des parcours d’accès au bac professionnel.

Couac

La transmission de la gestion de l’apprentissage aux branches professionnelles facilitera-t-elle l’adéquation entre l’offre et la demande ? Dans l’immédiat, l’Unep accuse le choc de l'arbitrage rendu par France Compétence sur le coût contrat du CAP de jardinier paysagiste: à 5629 euros, la valeur retenue se situe assez loin des 6073 euros calculés par l’Unep, même si le syndicat sauve les meubles, après les estimations émises par les professionnels du froid et du tourisme, aux alentours de 4500 euro. « On ne joue pas avec le Capa, qui réunit 30 % de nos apprentis », commente Catherine Muller.
Deux ans de perdu, en attendant le prochain round ? Directeur de la régulation à France Compétence, coordonnateur de la gestion, Michel Ferreira-Maia reconnaît : « Le dialogue interbranches a manqué. Il a fallu 15 jours pour donner les prix de 3800 diplômes ». Mais il veut croire que « les convergences se feront de manière naturelle ».
Un autre couac est né de la transition avec l’ancien monde : dépossédées de leur compétence, certaines régions ont immédiatement mis fin à leurs aides à l’apprentissage. L’Unep et l’association nationale des apprentis de France étudient une démarche conjointe pour mettre fin à la distorsion territoriale.

Ecoute

« Commençons par évacuer les sujets désagréables, pour approfondir la relation de proximité engagée de longue date entre l’enseignement agricole et les entreprises ». Au ministère de l’Agriculture, tutelle de la filière, Adeline Croyère, sous-directrice à l’éducation et à la formation, entretient la positive attitude cultivée par l’Unep : au sein de la commission professionnelle consultative, « organe névralgique » selon Adeline Croyère, l’Unep pèsera sur les référentiels de formation, avec une voix délibérative, a-t-elle rappelé. Demandée avec insistance par Catherine Muller, une représentation de l’agriculture dans France Compétence pourrait marquer une prochaine étape.
Mais pour allumer la flamme de la jeunesse vers les travaux paysagers, l’Unep ne se contentera pas de franchir des caps administratifs. Soudée autour de Baptiste Fabre et Louis Solignac, jardiniers paysagistes qui ont décroché le bronze fin août aux olympiades des métiers à Kazan, la profession multiplie les occasions pour semer des rêves de carrière paysagère.
A peine installée dans ses nouvelles fonctions de membre du board de la fédération européenne des entreprises du paysage (Elca), Catherine Muller enfourche ce cheval de bataille : à son initiative, deux apprentis français vont perfectionner leur connaissance à Cracovie, et donner dans un même mouvement un coup de jeune à l’Europe et aux métiers du paysage.

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