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Le Pavillon de la Marée hisse haut sa toiture réfléchissante
La toiture du Pavillon de la Marée, recouverte de sa membrane réfléchissante. - © © I.Z

Le Pavillon de la Marée hisse haut sa toiture réfléchissante

Idir Zebboudj |  le 23/05/2012  |  Maison individuelleToitureVal-de-MarneImmobilierLogement

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L’un des plus anciens bâtiments du marché de Rungis (Val-de-Marne) achève sa rénovation par la mise en œuvre en toiture d’une membrane étanche réfléchissante, composée d’une double couche bitumineuse et acrylique.

Sur le marché de Rungis, plaque tournante nationale du commerce de gros de produits frais, le Pavillon A4, également appelé « Pavillon de La Marée », fait figure de bâtiment « historique » (sa construction remonte à 1969). Dédié aux produits de la mer, le Pavillon fait depuis quinze ans l’objet d’une opération de réhabilitation lourde. «  Ces travaux s’imposaient afin de mettre le bâtiment aux normes sur les plans sanitaire, alimentaire et sécuritaire (risque incendie) », détaille Christophe Acar, directeur de l’exploitation-maintenance du bâtiment et maître d’ouvrage de l’opération. Après rénovation des sols, des murs et  des espaces de vente, la réfection complète des 17 580 m² de la toiture fait office de touche finale. L’ancienne couverture du bâtiment, constituée d’une structure bois, est en cours de remplacement par une structure bac acier, elle-même recouverte d’une couche d’étanchéité. «  Le choix d’un support métallique répond à plusieurs contraintes, dont le risque incendie, mais également l’isolation acoustique et l’hygrométrie », poursuit  Christophe Acar. Les nervures du bac acier, percées d’orifices, sont comblées par un isolant trapézoïdal agissant comme un piège à sons. Par-dessus cet isolant est appliqué le pare-vapeur, puis 80 mm de laine de roche, recouverte d’une fine couche bitumineuse qui favorisera l’adhésion de la membrane d’étanchéité.

Etanchéité et réflectivité

C’est donc progressivement que le toit du Pavillon A4 se vêt de blanc, couleur du matériau retenue pour réaliser l’étanchéité. Ce produit, distribué sous le nom de Derbibrite NT, est conçu et commercialisé par la société belge Derbigum. Il s’agit d’une membrane d’étanchéité dotée d’une couche inférieure en bitume modifié copolymère armé, recouverte d’une couche acrylique de couleur blanche. Cette couche acrylique jouit d’un haut pouvoir réfléchissant – de l’ordre de 81% – qui limite les surchauffes estivales. Une propriété qui a séduit le maître d’ouvrage : « Au sein du Pavillon, la température maximale admissible est de 12 °C. Avec ce matériau, il est possible de gagner entre 2 et 3 °C au niveau de la température d’ambiance », affirme Christophe Acar. De quoi escompter des économies d’énergie sur la production d’eau glacée chargée de maintenir l’ambiance du Pavillon A4 à 12 °C. Comme pour des produits analogues, le revêtement est exécuté au chalumeau, en portant à température la sous-couche bitumineuse. La membrane est conditionnée en rouleaux de 10 x 1 mètre.

Deux mois de préparation du chantier

Durant cette rénovation au long cours, la fermeture du Pavillon A4 était inenvisageable. « Il fallait que le bâtiment puisse être exploité sous agrément sanitaire durant les travaux, ajoute Christophe Acar. Cela faisait également partie des contraintes. Il n’était donc pas question que le chantier vienne polluer les denrées. » La maîtrise d’œuvre a donc  minutieusement préparé le déroulement du chantier : « La dépose de la structure bois et son remplacement par la structure acier se fait par tranches de 100 m², avec mise hors d’eau systématique », précise Nicolas Cotric, chef de projet pour le compte du bureau d’études SECC.  La sous-face de la toiture a été bâchée pour prévenir toute pollution et la mise hors d’eau est assurée chaque soir par le remplacement intégral de chaque tranche (une équipe de quinze personnes travaille sur le toit). Par ailleurs, l’entreprise chargée de la mise en œuvre prend soin de consulter les données météo afin d’optimiser son planning : en cas d’intempéries, les ouvriers ne montent pas sur le toit. « Depuis le mois de janvier 2011, date du début des travaux en toiture, il y a eu exactement 24 jours et demi d’intempéries, durant lesquels l’entreprise n’a pas pu travailler », complète Nicolas Cotric. Initialement prévue pour le 18 juin prochain, la fin des travaux devrait intervenir plus raisonnablement à l’automne.

Fiche technique

Maîtrise d'ouvrage : Semmaris – maîtrise d'œuvre conception (charpente et étanchéité) : SECC – maîtrise d'œuvre exécution : Cime – Entreprises sous-traitantes : Auboise (travaux d'étanchéité) ; Versant (filets de protection en toiture) ; Calisolaire (travaux d'étanchéité) ; Ajuva (travaux de ligne de vie)- coût du chantier (toiture) : 3,1 millions d'euros.

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