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Le Pavillon de la marée à Rungis hisse haut sa toiture réfléchissante
Mise en oeuvre d'une membrane étanche réfléchissante qui réduit la surchauffe - © IDIR ZEBOUDJ

Le Pavillon de la marée à Rungis hisse haut sa toiture réfléchissante

Idir Zebboudj |  le 25/07/2012  |  Val-de-MarneMaison individuelleToitureImmobilierLogement

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L’un des plus anciens bâtiments du marché de gros de Rungis achève sa rénovation par la mise en œuvre en toiture d’une membrane étanche réfléchissante qui réduit la surchauffe.

Sur le marché de Rungis (Val-de-Marne), plaque tournante nationale du commerce de gros de produits frais, le Pavillon A4, également appelé « Pavillon de la marée », fait figure de bâtiment « historique » (sa construction remonte à 1969).

Dédié aux produits de la mer, le pavillon fait depuis quinze ans l’objet d’une opération de réhabilitation lourde. « Ces travaux s’imposaient afin de mettre le bâtiment aux normes sur les plans sanitaire, alimentaire et de sécurité incendie », détaille Christophe Acar, directeur de l’exploitation-maintenance du bâtiment et maître d’ouvrage de l’opération.

Après rénovation des sols, des murs et des espaces de vente, la réfection complète des 17 580 m² de la toiture fait office de touche finale. L’ancienne couverture du bâtiment, constituée d’une structure bois, est en cours de remplacement par des bacs acier recouverts d’une membrane d’étanchéité. « Le choix d’un support métallique répond à plusieurs contraintes, dont le risque incendie, mais également l’isolation acoustique et l’hygrométrie », poursuit Christophe Acar.

Etanchéité et réflectivité

Les nervures du bac acier de la toiture sont comblées par un isolant phonique trapézoïdal (gris). Par dessus cet isolant est appliqué le pare-vapeur, puis 80 mm de laine de roche et, enfin, la membrane d'étanchéité.
Les nervures du bac acier de la toiture sont comblées par un isolant phonique trapézoïdal (gris). Par dessus cet isolant est appliqué le pare-vapeur, puis 80 mm de laine de roche et, enfin, la membrane d'étanchéité. - © IDIR ZEBOUDJ


Pour réaliser l’étanchéité, le produit retenu, distribué sous le nom de Derbibrite NT, est une membrane dotée d’une couche inférieure en bitume modifié copolymère armé, recouverte d’une couche acrylique de couleur blanche. Cette couche jouit d’un haut pouvoir réfléchissant - de l’ordre de 81 % - qui limite les surchauffes estivales.

Une propriété qui a séduit le maître d’ouvrage : « Au sein du pavillon, la température maximale admissible est de 12 °C. Avec ce matériau, il est possible de gagner entre 2 et 3 °C au niveau de la température ambiante », affirme Christophe Acar. De quoi escompter des économies d’énergie sur la production d’eau glacée chargée de maintenir l’ambiance du pavillon A4 à 12 °C. Comme pour les produits d’étanchéité bitumineux, le revêtement est exécuté au chalumeau, en portant à température la sous-couche à base de bitume. La membrane est conditionnée en rouleaux de 10 x 1 m.

Durant cette rénovation au long cours, la fermeture du pavillon A4 était inenvisageable. « Il fallait que le bâtiment puisse être exploité sous agrément sanitaire durant les travaux », précise Christophe Acar. La maîtrise d’œuvre a donc minutieusement préparé le déroulement du chantier : « La dépose de la structure bois et son remplacement par la structure acier se font par tranches de 100 m², avec mise hors d’eau systématique », détaille Nicolas Cotric, chef de projet pour le compte du bureau d’études SECC. La sous-face de la toiture a été bâchée pour prévenir toute pollution.

Par ailleurs, l’entreprise chargée de la mise en œuvre prend soin de consulter les données météorologiques afin d’optimiser son planning : en cas d’intempéries, les ouvriers ne montent pas sur le toit. « Depuis le mois de janvier 2011, date du début des travaux en toiture, il y a eu exactement 24 jours et demi d’intempéries, durant lesquels l’entreprise n’a pas pu travailler », complète Nicolas Cotric. Initialement prévue pour le 18 juin, la fin des travaux devrait intervenir plus raisonnablement à l’automne.

Fiche technique

Maîtrise d’ouvrage : Semmaris.
Maîtrise d’œuvre conception (charpente et étanchéité) : SECC.
Maîtrise d’œuvre exécution : Cime.
Entreprises sous-traitantes : Auboise (travaux d’étanchéité) ; Versant (filets de protection en toiture) ; Calisolaire (travaux d’étanchéité) ; Ajuva (travaux de ligne de vie). Coût du chantier (toiture) : 3,1 millions d’euros.

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