En direct

Le pari nantais du Salon du végétal
Allusion à la fête de la musique, le slogan "Fa si la jardiner" ajoute l'idée de la convivialité à celle des évolutions techniques, autour du thème de la simplicité. - © © Laurent Miguet

Le pari nantais du Salon du végétal

Laurent Miguet |  le 25/11/2016  |  BâtimentLoire-AtlantiqueMaine-et-LoireTechnique

Ma newsletter personnalisée

Ajouter ce(s) thème(s) à ma newsletter personnalisée

Paysage
Bâtiment
Loire-Atlantique
Maine-et-Loire
Technique
Valider

Le salon du végétal se prépare à prendre ses aises du 20 au 22 juin à Nantes, dans les 40 000 m2 couverts du parc d’exposition : 10 000 de plus qu’à Angers où la manifestation avait tenu ses 31 premières éditions.

Le pôle Espaces verts fait partie des principaux bénéficiaires du déménagement du Salon du végétal à Nantes. En plus du Grand palais du parc des expositions, ce sous-ensemble de l’événement annuel phare de l’horticulture française se déploiera, du 20 au 22 juin, dans 18 000 m2 situés à l’extérieur, dans un cadre végétalisé. « Ces nouvelles surfaces étendront l’offre au-delà du végétal, vers les matériaux et les matériels », décrypte Serge Tsvétoukhine, commissaire général, avant de rappeler « la place stratégique des espaces verts dans l’aménagement urbain ». Un jardin provisoire illustrera cette montée en puissance du plus récent des quatre pôles créés par le salon, à côté de la distribution, de la fleuristerie et de la production.

Multispécialiste

Ce redéploiement des espaces verts s’inscrit dans la stratégie du Bureau horticole régional de Pays-de-Loire : l’organisateur veut donner à l’événement un statut de multi-spécialiste de la filière horticole, alors qu’il le définissait jusqu’ici comme un salon généraliste.

De 2012 à 2015, un comité ad hoc a réfléchi à l’évolution du rendez-vous professionnel annuel, confronté à une stagnation de sa fréquentation à un niveau élevé, soit autour de 500 exposants pour 15 000 visiteurs. « Notre outil ne pouvait plus se développer. Les surfaces supplémentaires suffisent à justifier le déménagement », insiste Serge Tsvétoukhine. L’organisateur compte aussi sur le changement de date pour renouveler son offre et ses visiteurs : aucune manifestation concurrente ne vient encombrer l’agenda de juin, dans une période située hors des vacances scolaires.

La ville aux 100 jardins

L’image de la « ville aux 100 jardins » a conforté l’option nantaise : « Avec des mandataires paysagistes dans tous ses projets urbains, Nantes présente une configuration unique en France. Depuis cinq ans, la ville tient son rythme de 18 millions d’euros d’investissements annuels dans l’espace public, et ce budget ne baissera pas dans les prochaines années », souligne Jacques Soignon, directeur des espaces verts et de l’environnement. Les grands noms régionaux et nationaux de la conception paysagère se bousculent à Nantes, parmi lesquels Map, Gilles Clément, Atelier Goerges, Obras, Campo, Base. La capitale des Pays-de-Loire présente également l’avantage de son accessibilité plurimodale, y compris par le tramway.

Le BHR compte enfin sur le thème de la simplicité, qui cherche fédérer les acteurs professionnels : « Comme Google car, nous cherchons la simplicité pour l’utilisateur, à travers la maîtrise de la complexité en amont », sourit Serge Tsvétoukhine. Allusion à la fête de la musique que les participants déclineront dans le cadre du salon, le slogan « fa si la jardiner » ajoute l’idée de la convivialité à celle des évolutions techniques. Le tarif préférentiel consenti aux start-up régionales témoigne d’une autre volonté constante du BHR : contribuer au développement de la filière horticole des Pays-de-Loire.

Commentaires

Le pari nantais du Salon du végétal

Votre e-mail ne sera pas publié

Éditions du Moniteur Le Moniteur boutique

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Le Moniteur n°6000 du 26 octobre 2018

Date de parution : 10/2018

Voir

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Aménager sans exclure, faire la ville incluante

Date de parution : 06/2018

Voir

Une trajectoire métropolitaine - L'exemple de Toulouse

Une trajectoire métropolitaine - L'exemple de Toulouse

Date de parution : 04/2016

Voir

Accéder à la Boutique

Les bonnes raisons de s’abonnerAu Moniteur

  • La veille 24h/24 sur les marchés publics et privés
  • L’actualité nationale et régionale du secteur du BTP
  • La boite à outils réglementaire : marchés, urbanismes, environnement
  • Les services indices-index
Je m’abonne
Supports Moniteur