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Le nouveau chef d’orchestre du Grand Paris joue déjà sa petite musique
Philippe Yvin, président du directoire de la Société du Grand Paris, le 13 mars au Mipim à Cannes - © © Hugues Boulet

Le nouveau chef d’orchestre du Grand Paris joue déjà sa petite musique

Hugues Boulet |  le 14/03/2014  |  Grand ParisBâtimentTravailParisArchitecture

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Lors d’une conférence au Mipim, Philippe Yvin, qui a pris ses fonctions de président de la SGP voilà à peine deux semaines, a mis davantage l’accent sur la mobilité, le logement et l’emploi, que sur la dimension de développement économique du projet.

«Un travail énorme a déjà été accompli et un autre considérable nous attend» C’est par cette phrase consensuelle et pleine de prudence que Philippe Yvin a débuté sa prise de parole lors de la conférence qui s’est déroulée jeudi 13 mars, au Mipim de Cannes, le salon international de l’immobilier. Il est vrai que cet ancien de l’Essec et de Science Po Paris, qui débarquait tout juste de l’équipe de Jean-Marc Ayrault dont il était le conseiller sur la décentralisation, se savait attendu au tournant dans un Pavillon «Paris Région» bien rempli. Son prédécesseur, Etienne Guyot, avait en effet fait l’unanimité, sachant se concilier les bonnes grâces des collectivités locales de tous bords après le règne plein d’autorité et d’autoritarisme de Christian Blanc, qui avait le poste de secrétaire d’Etat.

Si M. Yvin a rendu hommage à l’œuvre de M. Guyot, il a tout de suite voulu imprimer sa marque par une remise en perspective des priorités du Grand Paris: « En terme de transport, avec le métro express, l’objectif premier est de faciliter la vie quotidienne des Franciliens. L’aménagement et le logement constituent la deuxième priorité.»   Sur ce dernier point, Philippe Yvin s’est voulu ambitieux, montrant que, dans sa conception, la SGP ne se limite pas au métro express: « La SGP a vocation à participer à la construction de nombreux logements. Les opportunités seront différentes, et limitées dans les gares de centres-villes, mais avec 72 gares, nous avons la responsabilité d’accélérer le mouvement en faveur du logement. La SGP contribuera grandement à ces opérations de régénération.» Et à ses interlocuteurs, notamment Sabine Enjalbert, directrice générale de l’Agence de développement économique de la région Ile-de-France, qui mettait en avant la dimension de développement économique du projet et d’attractivité pour les investisseurs étrangers, Philippe Yvin a rappelé la dimension urbanistique du métro express, à travers le désenclavement de certaines zones, comme le Grand Est, notamment Clichy, Montfermeil et Aulnay: « Je ressens combien la mobilité est un facteur d’intégration des classes populaires à travers un accès aux opportunités de la métropole». Après avoir encore insisté sur la dimension emploi et formation du projet, Philippe Yvin a également rappelé que le projet se devra d’être remarquable sur le plan environnemental, durant le chantier mais aussi après.

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