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Le nombre de litiges par travaux a explosé en deux ans, selon une étude de la CLCV
Travaux de plomberie - © © phovoir

Le nombre de litiges par travaux a explosé en deux ans, selon une étude de la CLCV

A.F. |  le 25/08/2017  |  LogementsEntreprisesTechnique

Les travaux de construction ou de rénovation d’un logement subissant deux, voire trois litiges (retard, malfaçon, etc.) ont explosé de 112% en deux ans, constate l'association nationale de défense des consommateurs CLCV, dans une enquête publiée le 10 août.

L’apparition de deux, voire trois litiges sur le chantier d’un particulier n’est plus très rare aujourd’hui. Après deux études en 2014 et 2015, la CLCV (Consommation, Logement et Cadre de Vie), association nationale de défense des consommateurs, a décidé de reconduire une enquête* sur les conflits qui peuvent survenir entre un artisan et son client. Les résultats publiés le 10 août dernier montrent une forte hausse du nombre de litiges par travaux (retard et malfaçon) entre 2015 et 2017. Si en 2014, 83% des travaux ne rencontraient qu’un seul type de litige, ce taux recule en 2017 à 64%, tandis qu’en parallèle les travaux subissant deux, voire trois litiges sont passés de 17 à 36%, soit une hausse de 112%.

Des retards et des abandons de chantier plus fréquents


De plus, l’association observe que les retards et les abandons de chantiers deviennent plus fréquents, passant de 9 à 20% entre 2014 et 2017. Point positif, le taux de malfaçons est passé de 50 à 43% sur la même période. « Peut-être les prémices d’un signe d’une amélioration de la compétence des professionnels ? », espère la CLCV. Le nombre de dépôts de bilan a également diminué de sept points et représente aujourd’hui 7% des litiges.

Dans une grande majorité des cas, les litiges surviennent lors de malfaçons (43%), suivis de cas de non-conformité (22%), de retards (20%), de l’absence de levée des réserves (8%) et des dépôts de bilan. « Des résultats sensiblement similaires à ceux de notre précédente étude (ndlr : 2014 et 2015) », indique la CLCV.

Par ailleurs, l’association pointe du doigt le manque de protection des consommateurs dans le cadre de travaux de petite taille. « Dans bien des cas, les prétendus contrats signés par le consommateur ne sont que des devis, mentionnant uniquement le montant des travaux, mais ne portant aucune indication sur, par exemple, la date de commencement du chantier ou sa durée », détaille-t-elle. Et de constater une réelle méconnaissance des droits des consommateurs en matière d’assurance, de notions de garantie décennale et de dommage-ouvrage.

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