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Le matériel de coffrage utilisé exclusivement par les Français

Dossier réalisé par Gilles Rambaud |  le 18/10/2013  |  BoisMatériel de chantierInternationalEuropeFrance entière

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La banche métallique demeure une spécificité française quand le reste du monde utilise des coffrages en bois.

Il y a le camembert, la baguette de pain et… la banche métallique. Ce matériel de coffrage est une spécificité française qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. « La Belgique, la Suisse francophone et le Luxembourg l’utilisent également », modère Emmanuel Herbinet, président d’Outinord. Il faut également préciser que les grands groupes français comme Vinci ou Bouygues l’emportent avec eux sur leurs chantiers à l’export. Il est donc possible d’apercevoir ce matériel en dehors de nos frontières, mais cela reste exceptionnel, les étrangers ayant massivement recours au coffrage modulaire à peau de bois, la technique allemande. Laquelle des techniques est la plus performante ? Chacun défend la sienne, pointant les avantages de l’une et les défauts de l’autre. La banche métallique donne un bon aspect de surface ; elle réduit le travail de ragréage et intègre tous les accessoires de sécurité. Quant au coffrage modulaire en bois, il s’adapte facilement à toutes les formes, même les plus complexes, s’assemble manuellement et ne nécessite pas de gros moyens de levage.

Une question d’habitudes

Si les positions sont si tranchées, c’est que de ce matériel découle toute la méthode de construction. Avec les banches, le béton coule tous les jours en petites quantités, les coffrages se déplacent continuellement, le bâtiment s’élève régulièrement, par petites touches. La méthode allemande, elle, consiste à assembler un grand coffrage pendant plusieurs jours puis à le remplir d’un coup, généralement le vendredi, avec de puissantes pompes à béton. Ces techniques différentes sont profondément ancrées dans les habitudes, depuis le bureau d’études jusqu’au compagnon, si bien qu’il est difficile d’en changer. La position des Français parmi l’élite mondiale du BTP prouve, au moins, que leur méthode n’est pas si mauvaise…

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PHOTO - 746658.BR.jpg - © source : le moniteur
Estimation des ventes mondiales de banches métalliques en 2012

80 millions d’euros

Les 5 principaux acteurs Outinord

CA 2012 : 45 M€
Effectif : 300


Outinord s’est créé en 1955, avec une spécialité : le coffrage tunnel, un outil qui fut très utilisé dans les années 1960 avant d’être délaissé au profit de la banche. L’entreprise a su accompagner ce changement en devenant le numéro 1 de ce nouveau produit. Son usine est basée à Saint-Amand-les-Eaux, dans le Nord. Outinord appartient au fonds d’investissement Abénex, d’où est issu son nouveau président, Emmanuel Herbinet.

Sateco

CA 2012 : 43 M€
Effectifs : 220

La Société africaine de transports et d’exploitation de containers (Sateco), fondée au Maroc en 1953 et transférée en France quelques années plus tard, se lance dans le coffrage métallique en 1961. Son usine de Mirebeau, dans la Vienne, a bénéficié de gros investissements entre 2007 et 2008 avec la robotisation de l’atelier de fabrication des banches et l’achat d’une cabine de peinture nouvelle génération facilitant l’application de couleurs personnalisées.

Hussor

CA 2012 : 25 M€
Effectifs : 115 salariés

Créée en 1960, la société commence par fabriquer des échafaudages et des tribunes provisoires avant d’aborder les coffrages, cinq ans plus tard. Ce troisième acteur français du secteur appartient aujourd’hui à un fonds d’investissement. Contrairement aux autres, Hussor refuse de pratiquer lui-même la location de ses produits, ce qui lui procure de bonnes parts de marché chez les loueurs indépendants qui préfèrent acheter à un fournisseur qui ne les concurrence pas.

Jalmat

CA 2012 : 40 M€
Effectif : 250


Jalmat est surtout connu pour ses étaiements qu’il loue à travers un réseau d’agences implantées en France et à l’étranger. Maître du coffrage horizontal, il est également actif sur le coffrage vertical et sort sa propre banche métallique en 2008, dont quelque 6 500 m² sont aujourd’hui disponibles à la location en France. En août 2012, Jalmat est repris par le groupe Altrad, même si ses fondateurs  la famille Penin  gardent une part du capital.

Doka

CA 2012 : 849 M€
Effectif : 5 900

L’autrichien Doka est, avec l’allemand Peri, un géant du coffrage. C’est bien sûr le bois qui fait sa fortune, ainsi que la technique des panneaux modulaires, utilisée partout dans le monde… sauf par les Français. Or l’Hexagone est une terre d’exportation importante pour Doka qui y vend ses coffrages pour les ouvrages de génie civil. D’où la conception, par l’autrichien, d’une banche « à la française » qui rencontre un succès surprenant dans les pays scandinaves.

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